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| The
Art of Self-Defense |
| Model
Living / The
Wall |
The
Wall, des briques mais laisser tomber le flamand rose. Model Living
l'explose dans les grandes largeurs. En même temps, deux groupes
qui n'ont rien à voir. Model Living, un groupe de Chicago et
un premier album porté par le souffle des groupes de feu Born
Yesterday records avec en tête de liste Landowner et Stuck et
puis du Protomartyr aussi dedans. Une idée de ce qui se trame
derrière The Wall mais Model Living l'a construit au
final à la force de son propre poignet et tient magnifiquement
debout sans l'aide de personne. Un quartet avec les frères
Ciani à la section rythmique, Jay Martinez à la guitare
et Geoff Daniels au chant dont les paroles sont vantées mais
mon anglais est beaucoup trop limité. Je me contente aisément
de la musique seulement et ces onze titres hyper emballants. C'est
nerveux, trépidant, mélodiquement tendu avec plein de
trouvailles géniales à l'intérieur, de riffs
ciselés au cordeau, de rythmes entraînants et trois invités
pour une touche supplémentaire de violon, saxo et tambourins.
Et si on peut penser que les treize minutes et quelques de Backwards
Racer sont susceptibles de casser la dynamique d'ensemble, ça
serait mal connaître le talent de Model Living à qui
rien ne fait peur. Et surtout pas sortir de sa zone de confort. Un
album publié uniquement en numérique et c'est bien dommage
tant ce superbe album mérite une sortie moins confidentielle.
[publié le 22 septembre 2026]
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| Grizzlor
/ Cosmic
Joke |
Grizzlor
n'a pas déserté internet depuis leur précédent
EP I Hate The Internet
deux ans plus tôt. Mais c'est dans le même état
que le trio de New Haven revient, c'est à dire avec un CD-r
fait maison, cinq nouveaux titres, un moral proche de zéro
et toujours aussi dégoûté de la vie et d'eux-mêmes.
Cosmic Joke, c'est une blague à la Grizzlor (Who
Cares et ses paroles étant le summum, images
à l'appui) qui ralentit et alourdit de plus en plus son noise-rock
de l'enfer qui ne manque cependant toujours pas de tranchant.
Grizzlor a l'air au bout de sa vie mais il s'accroche et espérons
que ça dure encore.
[publié le 12 septembre 2026]
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| D.R.L.N.
/ Old
Ways, New Language |
D.R.L.N.,
un groupe de Indianapolis qui avait éveillé notre curiosité
avec Broadcasting.
Le quintet revient avec Old Ways, New Language, cinq titres
élargissant leur palette sonique. Ça fuse très
punk(-noise) avec la grosse minute de Gran Torino ou ça
s'épanche plus longuement avec Flesh dans des sphères
diluées avec parfum fortement mélodique à la
clef. C'est aussi hardcore mais à leur manière avec
des incartades éclatées ou plus noise-rock, foutrement
tendu, saccadé avec un niveau d'exigence en hausse en matière
de son devenant plus ample, précis et puissant. Ça fait
déjà sept ans que ce groupe existe. Il semble mûr
pour passer à l'album sur une plus grande structure. Car si
Find
A Way records a publié une version vinyle, il n'existe
aucune distribution en Europe et avec des frais de port monstrueux,
ce disque est inatteignable. On se contentera donc hélas de
la version numérique.
[publié le 4 septembre 2026]
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| Fathom
Codex / Fathom
Codex EP |
Fathom
Codex, un nouveau projet mais pas avec des inconnus et encore moins
n'importe qui. Nick Sakes et Blake Fleming. Les deux Dazzling Killmen
qui ont remis en route leur groupe cultissime et qu'on aura plaisir
de voir sur scène en Europe pour la première fois de
leur vie en octobre prochain n'ont pas que Dazzling Killmen dans leur
vie. Leur parcours musical est jonché de nombreux projets très
différents les uns des autres (Colossamite, Sicbay, Laddio
Bolocko, Xaddax, Upright Forms, Electric Turn To Me et de nombreux
projets solos ou collaboratifs pour Fleming) et Fathom Codex est une
nouvelle pierre à leur édifice. A la base, un projet
de Fleming qui a écrit, composé, enregistré ces
trois morceaux. Sakes a écrit les paroles et ajouté
sa voix. Alors on est bien loin de Dazzling Killmen et des codes noise-rock.
Fathom Codex se rapproche dans l'esprit des disques solos de Fleming,
s'amusant à jouer avec les rythmes, expérimentant, jouant
avec les sonorités, trafiquant les voix, ce qui n'est pas surprenant
quand on connaît les goûts très éclectiques
en matière de musique des deux protagonistes. Mais on ne pouvait
passer sous silence ce groupe réunissant ces deux personnages
incontournables et adorés.
[publié le 14 août 2026]
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| Teeth
Kids / Fake Hell |
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Premier
album de Teeth Kids qui avait déjà terrifié
son monde avec le single Is
This Loss?. Le sextet de Chicago ne desserre pas l'étau.
Un groupe à six têtes mais ce n'est pas un bordel monstrueux
pour autant. Teeth Kids ne joue pas avec la puissance démoniaque
et le déluge sonore, ne tire pas tous azimuts. L'art de mettre
une tension constante, plus ou moins sous-jacente, suggérée,
lancinante avec juste ce qu'il faut de riffs et d'arpèges
aussi mélodiques que glacials, de rythmes ne donnant pas
un coup de trop à la lenteur calculée et un chanteur
sur le bord de la crise de nerf. Et si on pense que l'explosion
est pour bientôt, il est possible d'attendre pour l'éternité
comme sur les six minutes de Remission. Et quand la tension
se libère, Teeth Kids n'en met pas partout. C'est d'autant
plus beau. Il y a du Chat Pile dans Teeth Kids mais avec leur propre
angle d'attaque et de soumission tapissé avec des sonorités
synthétiques pour rajouter de la densité et du stress.
C'est une histoire d'ambiances tendues, un minimalisme version less
is more, épuré jusqu'au supplice avec des fulgurances,
une intensité à fleur de peau ou allant crescendo,
une lourdeur pouvant se montrer écrasante et une folie rampante
qui font des compos haletantes comme le long et splendide Invictus.
Avec deux titres (Passage et CSF) expérimentaux-bruitistes
qui ne vont pas faire baisser le taux d'angoisse, Fake Hell
(qui est aussi le nom du titre final qui te fait gratter la peau
jusqu'au sang) sait très bien que l'enfer n'existe pas puisqu'il
est ici bas et que cet album en constitue une parfaite bande-son
enregistrée
par Simon Small décédé depuis et à qui
cet album sorti uniquement en version numérique et cassette
(pour l'instant ?) est dédié.
[publié le 04 août 2026]
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| The
Art of Losing (+) |
Hunting
Lodge
Energy Czar - CD
Blood Red Sounds/SuperFi/Farm-Girl records 2005
[publié
le 20 septembre 2026]
 
Hunting Lodge, un groupe anglais qui na sorti
quun seul album, Energy
Czar, en 2005 (+ un split 7 avec Mugstar lannée
davant) mais quel bordel jouissif. Du bruit dans tous les sens
et en toute liberté. Du noise-rock débridé et
désaxé, lesprit des groupes japonais de Skin Graft
à lencontre de la folie juvénile dun Trumans
Water, une approche aussi expérimentale que punk, des structures
éclatées où le chaos est sans cesse frôlé,
où le début des morceaux na rien à voir
avec la fin et pourtant, tout se tient comme par miracle. Cest
furieux, trash, sale, noise, mélodique, mordant, anarchique,
trouvant le moyen de glisser de vraies accroches dedans. De la vie
à revendre comme les idées. Un invité de marque
pour souffler dans un saxo et une trompette sur trois compos en la
personne de Terry
Edwards qui a travaillé avec de nombreux célèbres
artistes comme PJ Harvey, Nick Cave, Tom Waits ou Gallon Drunk (la
mention Hunting Lodge ne figure sûrement pas dans sa biographie).
Pas étonnant de retrouver Weasel Walter pour la mastérisation.
Des projets diaboliquement incendiaires comme ça qui ne doivent
rien à personne ne peuvent que lui plaire. Hunting Lodge, quatre
anglais comme des ovnis sur une scène anglaise pas habituée
à entendre de tels groupes. Cétait le cas à
lépoque. Cest toujours le cas aujourdhui.
Le bassiste Clive Henry a multiplié les groupes qui ne disent
rien à personne comme par exemple The Good Wife qui avait publié
un super
45 tours. Quant au chanteur Daniel Chandler, on le retrouvera des
années plus tard au sein de Dethscalator
et Sex
Swing.
:: download
Hunting Lodge CD
info : Bass: Clive Henry. Vocals: Daniel Chandler. Gitar: Dniel
Bennett. Add. Guitar: Russ Arnott with Terry Edwards on Sax &
Trumpet. This album was recorded in 2005 by John Stephens at Chuckalumba
Studios. Mastered by Weasel Walter. Paintings featured on the sleeve
were kindly supplied by Michael Shores.

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One
Dimensional Man
s/t - CD
Wide records 1997
[publié
le 06 septembre 2026]
 
La scène italienne a toujours sorti de très
bons groupes noise-rock et si One Dimensional Man nest pas le
plus connu, il ne faudrait surtout pas le négliger. La faute
sans doute à une discographie qui na pas tenu la route
et qui a brouillé limage du trio originaire de Venise.
Sur les six albums sétalant entre 1997 et 2018, seul
ce premier album vaut vraiment le détour. Après, le
propos férocement noise-rock de One Dimensional Man sest
dilué dans des méandres plus complaisants, édulcorés
et diversifiés et pas que pour le meilleur hélas. Sil
est toujours possible den extraire quelques compos intéressantes,
notamment sur le dernier album en date You Dont Exist
publié par La Tempesta International qui voyait le trio se
recadrer vers une approche plus Jesus Lizard époque Shot/Blue,
on sentait bien que le groupe avait perdu le fil dun premier
jet qui avait tapé très fort. Sorti la même année
que le fabuleux From
Hand To Mouth de White Tornado, la musique de One Dimensional
Man navigue également dans des critères dun noise-rock
tendu, percutant et sans concession. Un trio qui aurait dû être
un quatuor si lon en croit les notes du livret dun disque
existant uniquement en CD. Dedicated to Vito Ciampa, excellent
man & best friend of ours who was supposed to be the singer of
the band, but left us. We love you Vito. Cétait un
jour tragique de 96 et cest finalement le bassiste Pierpaolo
Capovilla qui sest mis au chant et qui a été dailleurs
le seul membre permanent pendant les six albums pour une formation
qui a vécu pas mal de changements. Douze excellents titres
(ou plus exactement treize, un morceau sans nom se cache à
la fin) dun noise-rock âpre et impeccable. Alors sil
vous reste de la place entre White Tornado, Unsane et Jesus Lizard,
insérez ce modeste et trop méconnu CD, il ne peut vous
faire que du bien.
:: download
One Dimensional Man CD
info : Massimo Sartor - guitar. Dario Perissutti - drums. Pierpaolo
Capovilla - bass guitar & vocals. Recorded and mixed by Massimo
Sartor at Maximum Volume Studio Venezia, Italy - October 1996. Graphic
project - MRZ.


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Of
Cabbages And Kings
Hunter's Moon - CD
Les Disques du Soleil et de l'Acier / Triple X records 1992
The Reign/Blindness - 7''
Triple X records 1990
[publié
le 09 août 2026]
 
Un disque ressorti des étagères en hommage
à Gérard NGuyen, patron du label Les Disques du
Soleil et de lAcier, décédé très
récemment, le 2 août, à lâge de 74
ans. Disquaire, producteur de Kas Product, créateur de la revue
Atem (qui a été aussi le nom de son tout premier label
avant DSA), précurseur et dénicheur, on lui doit de
multiples sorties qui nauraient jamais vu le jour en France
sans son label de Nancy. A commencer par Hunters Moon,
second album de Of Cabbages And Kings, en 1992. Deux ans après
Basic
Pain Basic Pleasure, le groupe new-yorkais signe son deuxième
et dernier album avant séparation. Avec un changement notable
de personnel. Vinnie Signorelli (Unsane) remplace Richard J. Hutchins
à la batterie. Sauf sur le dernier titre, The Hunter où
lillustre Ted Parsons prend les baguettes et que le guitariste
Eric Hubel prend la guitare à la place de Carolyn Master se
contentant uniquement du chant. Et ils ne sont pas les seuls invités.
J.G. Thirlwell (Foetus) a écrit les paroles du titre douverture
Faucet et les chante avec sa hargne coutumière. David
Ouimet (Motherhead
Bug) débarque aux claviers sur The Accuser. Et si
jai toujours eu un petit faible pour Basic Pain Basic Pleasure,
Hunters Moon reste une implacable machine noire et sourdement
intense. Le jeu de Signorelli rappelle plus dune fois Unsane.
Le chant de Diane Wlezien est de plus en plus envoûtant alors
que sur K.C., la voix de Kizys toujours auteur de lignes de
basses monumentales fait peur. Le contraste entre lourdeur, rythmes
tribaux et de plomb et mélodies hantées fait des ravages.
Of Cabbages And Kings étend ses sombres oripeaux sur les quasi
neuf minutes de Came To Need. Et le reste est histoire déjà
contée sur cette page.
:: download
Hunter's Moon CD
info : Of Cabbages And Kings : Signorelli, Master, Kizys, Wlezien.
Hunter's Moon recorded at Fun City Studios. Engineered by Wharton
Tiers. Produced by Kizys/Master/Tiers. Mastered by Barry Diament,
Barry Diament Audio NYC. Design by Kizys/Master. Of Cabbages And Kings
photographed by Sandra Hamburg. Additional Photography Edward G. Lines
Jr.

 
En cadeau bonus, le single The Reign, morceau
phare de leur discographie. Il était paru en 1990, la même
année que Basic Pain Basic Pleasure qui souvrait
majestueusement sur ce titre. Les deux versions sont identiques. Vous
aurez le plaisir de labrasion et de la puissance du vinyle tournant
en 45 en plus en cliquant sur le lien de téléchargement.
Et surtout, le privilège rare découter la face
B, Blindness, un inédit qui vaut vraiment le coup.
:: download
The Reign 7''
info : 45 rpm, inner sleeve with lyrics, blue transparent vinyl.
Richard Hutchins - drums/percussion. Algis Kisys - bass/vocals. Carolyn
Master - guitar/vocals. Diane Wlezien - vocals. Recorded at Fun City
Studios. Engineer - Wharton Tiers. Produced by Kizys/Master. Design
by Kizys/Master. Graphics by Hutchins/Dara Price. Cover photo by Tom
Benson/Radium 226.05.
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Wolfhounds
Attitude - LP/CD
Midnight Music records 1990
[publié
le 27 juillet 2026]


Wolfhounds, parce quon ne sen lasse pas et quon
y revient toujours. Et ça fait quarante ans que ça dure.
Parce que les mélodies acides de ce groupe anglais que personne
na voulu (ou presque) vrillent toujours autant le cerveau. Que
la voix de Dave Callahan marque à vie. Que leur talent était
unique et quà la fin des années 80 en pleine période
noisy-pop/shoegaze/post C86, Wolfhounds occupait une place singulière
dans ce paysage anglais dans lequel le quintet apparaissait comme
une incongruité dont personne ne savait quoi faire. Et cest
encore le cas avec Attitude, leur ultime album paru en 1990.
Après le coup de folie Blown
Away, Callahan, qui a composé tout lalbum, jette
ces dernières forces dans ce disque qui a vu le jour uniquement
pour des raisons contractuelles avec Midnight Music alors que le groupe
est déjà en instance de séparation. Et ces forces
sont magnifiques. Wolfhounds ne bâcle pas le travail même
sil sait que tout est fini. Une pleine cargaison de compos aux
mélodies acérées, aussi séduisantes que
venimeuses. Deux guitares qui érigent autant de barbelés
que daccroches entêtantes pour produire des gerbes délectricité
en liberté dans la lignée de Blown Away. Une
rage encore plus aiguisée. Et de la mélancolie encore
plus touchante. Quelques titres/passages expérimentaux. Linstrumental
Guitarchitecture de sept minutes dans le style Glenn Branca
chez les cousins anglais. Disinformation et Free Speech
Impediment pour faire pleurer dans les foyers. Tout le reste est
histoire et on ne la répétera jamais assez
quand il sagit de Wolfhounds.
Vous voyez à lécran les photos de la version vinyle
mais le téléchargement correspond à la version
CD qui avait trois titres supplémentaires (Guitarchitecture,
Everybodys Travelling et Free Speech Impediment).
:: download
Attitude CD
info : 33 rpm. Produced by Wolfhounds with Ian Caple, engineered
by Ian Caple. Additional singing by Vera Daucher. Extra guitarchitecture
by Ian Caple. Recorded in The Twilight Zone, Berry St., London, January-February
1990. Wolfhounds are: Golding, Callahan, Oliver, Stebbing, Stirner.
Illustration: Paul Klee. Thanks for coming.
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Hitch
Clair.Obscur - LP
Vlas Vegas records 2009
[publié
le 13 juillet 2026]
 
Retour en 2009 et en Belgique avec Hitch. Clair.Obscur
était leur cinquième album. Cétait aussi
le dernier. Et le seul qui vaille vraiment le coup si on en croit
la chronique
de lépoque parce que pour le reste, plus aucun début
de commencement du moindre souvenir quant aux quatre albums précédents.
Et si le doute massaille après une bonne décennie
à ne pas avoir sorti ce disque de son étui, les premières
notes qui tombent rassurent. Clair.Obscur mériterait
de voir la lumière du jour plus régulièrement.
Clair.Obscur (avec un point au milieu) le bien nommé.
Une musique tout en contraste, entre clarté et pénombre,
entre impact et retenue et multiples variations dhumeurs dans
lesquelles le trio belge sétait faufilé avec finesse
et un brio quon ne leur avait jamais connu. Aux cotés
de Valina ou Ventura, entre indie-rock, sensibilités punk des
groupes de Dischord et convulsions noise-rock avec un son de batterie
qui aurait mis un grand sourire de satisfaction sur la tronche de
Steve Albini (c'était l'oeuvre de Hein Devos, le mec qui leur
faisait aussi leur son en concert alors que c'est John Congleton qui
s'était occupé du mix), Hitch avait trouvé un
condensé idéal rehaussé par une belle qualité
décriture donnant toujours une fière allure à
des compos tenant largement la route plus de quinze ans plus tard.
Et pour info, le guitariste-chanteur Mich Decruyenaere joue actuellement
dans Vaag.
:: download
Hitch LP
info : 33 rpm, 1 insert. All songs recorded and engineered by Hein
Devos at Track, Kortrijk, Belgium, june 2008. Mixed by John Congleton
at Elmwood Recording Studios, Dallas, TX, september 2008. Mastered
by Alan Douches at West West Side Music, NY. All songs written and
performed by Mich Decruyenaere, Paul Lamont and Olivier Wychuyse.
Livesound : Hein Devos. Artwork by Knapfla. Lay out by Mich.
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