Dernières chroniques | Last reviews
publié le 09 mai 2026  
Midlife
3MM57
 
publié le 06 mai 2026 publié le 04 mai 2026
Microwaves
Temporal Shifter
The Shits
Diet Of Worms
publié le 30 avril 2026 publié le 27 avril 2026
Bitter Branches
Let’s Give The Land Back To The Animals
Stuck
Optimizer
publié le 23 avril 2026 publié le 23 avril 2026
Prostitute
Attempted Martyr
Landowner
Assumption
publié le 16 avril 2026 publié le 14 avril 2026
Atol Atol Atol
Dron Dron Dron
The Grasshopper Lies Heavy
Heavy
publié le 13 avril 2026 publié le 11 avril 2026
Bloody Head
Bend Down And Kiss The Ground
Submeet
Codename ®
publié le 08 avril 2026 publié le 06 avril 2026
Legbiter/Norna
Split 10’’
Daggers
El Mundo Kaput 7’’
publié le 06 avril 2026 publié le 04 avril 2026
Catholic
Self-Flagellation
Tendinite
The Great Depression
publié le 03 avril 2026 publié le 01 avril 2026
Concrete Vehicles (Computer)
Station On The Hill
PLQ MRX
Upside Yer Head
publié le 31 mars 2026 publié le 30 mars 2026
There
s/t
The Hammer Party
Classic American Plastic
publié le 27 mars 2026 publié le 26 mars 2026
Rehash Neu Klang
War Crimes & Love Songs
Stress Palace
Paradise
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The Art of Self-Defense
Law Boss / Horse Armour
Law Boss ne s'était pas manifesté depuis huit ans, depuis Diminishing Returns dont le CD n'était apparu que l'année suivante. Ça sera peut-être le cas encore avec Horse Armour qui verra le jour dans un modeste et banal carton parce que le trio de Portland n'est pas du genre à changer ses habitudes et à tout faire pour sortir de l'anonymat. Et encore moins à évoluer musicalement. Law Boss n'a que faire de ses basses considérations. Jouer son noise-rock autant avec les nerfs qu'avec le coeur pour occuper ses longues journées pluvieuses sans se soucier du monde qui tourne autour, c'est ce qui l'anime et Horse Armour est une nouvelle démonstration de leur savoir-faire indéniable sans chercher à se prendre la tête ou faire les malins. Neuf titres, une nouvelle belle tranche d'un noise-rock qui aurait pu voir la lumière à Chicago. Tranchant, sec, anguleux, émotionnant. Law Boss peut retourner dans l'obscurité de la vie quotidienne. On a eu ce qu'on voulait.
[publié le 10 mai 2026]

Craning / Distress Tolerance
La tolérance à la détresse représente la capacité à gérer la détresse émotionnelle sans l'aggraver. Un bon conseil, n'écoutez surtout pas Distress Tolerance si vous êtes sujet à ce genre de comportement. C'est la panique assurée, une grosse bouffée d'angoisse incontrôlable qu'aucune technique de thérapie ne peut contrer. Craning, groupe australien (Brisbane) vient de créer une musique de tarés. Cinq titres pour pratiquement une demi-heure d'un noise-rock particulièrement dérangé, de la no-wave hallucinée, du free-rock affolé qui te fait sentir tout petit et encore plus mal dans ce monde sauvage. La chanteuse Isobel Tait est spécialement à l'aise dans le rôle de la malade de service qui passe par tous les états avec brio pour passer en revue tous les degrés de la folie. Jusqu'à faire croire qu'elle est normale sur Metro North Access Line possédant des airs de Girls Pissing On Girls Pissing avec des effluves plus posées et mélodiques. Mais le trouble est là, sous-jacent, la dinguerie guette et c'est l'impression générale ressortant de Distress Tolerance. La bande-son d'une histoire intensément tourmentée, remplie d'éclats tranchants, de fulgurances explosives, de magnifiques errances. Une déambulation où les accalmies sont inquiétantes, les attaques foudroyantes, les mélodies torturées et la narration sans cesse mouvementée. C'est aussi cadré que fragmenté, imprévisible et totalement haletant. C'est Craning et c'est juste parfaitement génial.
(Distress Tolerance est sorti également sous la forme d'un CD auto-produit dans une simple pochette cartonnée)
[publié le 06 mai 2026]

Crook / Murderous Intent
Crook vient d'Auckland en Nouvelle-Zélande et si c'est un nouveau groupe, certain(e)s de ses membres ne sont pas inconnu(e)s. Notamment et surtout Aki, chanteuse déjà chez Girls Pissing On Girls Pissing et Horror In Clay. On peut citer également Aaron qui a oeuvré chez The Pleasure Majenta. Murderous Intent, un premier six titres qui peut faire penser à l'aura famélique des anciens groupes de Aki, ce noise-rock aux allures décharnées, imprévisibles et angoissantes. Mais Crook y met plus d'angularité, reste dans une structure relativement cadrée avec du mordant, pique, lacère mais est tout aussi captivant. Aki semble toujours aussi possédée. Son chant mi-colérique mi-désespéré porte des morceaux évoluant sur du fil barbelé, qui écorche et transperce avec au milieu, une belle procession noire et disloquée, Suburban Yipping. Murderous Intent ne vous veut que du bien.
[publié le 28 avril 2026]

Oust / Witness
Oust, c'est le Canada qui nous l'envoie avec cinq titres pour débuter dans la vie sous le nom de Witness. Le trio de Toronto est à l'école The Plan, des compatriotes qui ont naguère laissé de très belles traces mais aussi Fugazi et toute la clique Dischord, Unwound ou Drive Like Jehu pour faire dans les références aussi connues que génériques. C'est à dire suffisamment larges avec de la place pour glisser des compos fines et intenses auxquelles il est très facile de s'accrocher. On prend date avec Oust.
[publié le 26 avril 2026]

Skintern / Free Use

Une bonne dose de scum rock dans ta face avec Skintern, nouveau groupe londonien qui n'a peur de rien. Free Use, cassette sept titres avec une jaquette qui en dit long sur les intentions d'un quintet à majorité féminine. Et Skintern allie le mot à l'image. Quand vous téléchargez l'album à prix libre, les paroles sont comprises et c'est du lourd. Tout comme la musique qui manie le mono-riff avec dextérité. Le fuzz, les saturations aussi. La rythmique répétitive pareillement. Brainbombs jamais loin mais Skintern propose la version encore plus saignante, sale, agressive, rageuse comme ce chant et les sanglots à la fin de Strip Me dont l'ambiance générale évoque Couch Slut. Teeth qui suit est également une belle branlée avant de terminer sur une touche plus expérimentale/psyché tordue avec Tender, ce qui était aussi le cas du morceau d'ouverture FHY 400K. Du sang, de la violence, de l'excès, tel est le credo de Skintern. Chouette programme.
[publié le 24 avril 2026]

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The Art of Losing (+)
Playing Enemy
I Was Your City - CD
Hawthorne Street records 2005
[publié le 10 mai 2026]



Une envie de Playing Enemy, faut pas chercher à comprendre, quand le temps est à l’orage. Après Kiss It Goodbye et avant Great Falls, Demian Johnston (chant, guitare) avait crée Playing Enemy avec le batteur Andrew Gormley, lui aussi ancien Kiss It Goodbye et le bassiste Shane Mehling qui continuera l’aventure avec Johnston au sein de Great Falls. Et qui n’était pas sur le premier album de Playing Enemy puisque c’est également un ex-Kiss It Goodbye, Tom Rusnak, qui jouait dessus. Et ce nouveau bassiste va apporter une touche de folie et de sauvagerie supplémentaire, une coloration Dazzling Killmen (on l’aurait bien vu dans la reformation de DK) qui va tout exploser sur I Was Your City, un album publié en 2005 uniquement en CD via Hawthorne Street records. Il faudra attendre 2014 pour voir une version vinyle sur Corpse Flower avec un titre bonus, Must Bring Own Weapon, qui figurait sur le CDEP Ephemera sorti en 2003. I Was Your City, un disque qui rend toujours aussi dingue, une intensité à couper au couteau, l’urgence faite musique, un truc à s’arracher la peau, cinquante minutes à bloc d’un noise/hardcore supposé complexe, sinueux, accidenté mais dont les multiples fulgurances vous transpercent sans cesse, des structures qui volent en éclats et s’éclairent par une guitare brillante comme sur This Happened, une tension qui s’accumule au gré de plans rythmiques diaboliques ou s’étire pernicieusement pour tester votre système neveux, le chant qui n’est que rage et souffrance, une émotion qui suinte à chaque instant sous le déluge et donne un album unique, aussi violent qu’à fleur de peau dont il est impossible de ressortir indemne, même quand vous le connaissez par cœur.

:: download I Was Your City CD

info : Vocals and guitars by Demian Johnston. Bass by Shane Mehling. Drums by Andrew Gormley. Produced by Matt Bayles and Playing Enemy. Engineered and mixed by Matt Bayles at Litho and Spectre South. "Cancer" and "Capricorn" recorded by Andrew Gormley at the Institution. Chris Negrete appears courtesy of Abacus Recordings/Century Media. Chris Negrete recorded by Rollie Ulug. Spoken French on "The End of Something" by Julia Price. Additional MIDI and guitars by Andrew Gormley. Design by Ryan Frederiksen. Photography by Robin Laananen. Artwork by Demian Johnston.







 
Prom
Celebrate - 7''
self-released 2015
I'll Teach You - 7''
self-released 2015
[publié le 26 avril 2026]



Deux singles totalement passés inaperçus en 2015. Il a fallu une publication en mai 2024 d’un titre, Call The Man, pour se rendre compte de l’existence de Prom, groupe anglais. Réactivation du groupe avec un nouveau titre ou simple publication d’un ancien morceau sorti des archives de Prom, l’avenir nous le dira. Mais Call The Man était suffisamment alléchant pour donner envie de se retourner sur le passé très discret du quintet londonien. Tout début 2015, Celebrate et Cry Baby Cry ne possédaient pas encore la puissance du second 45 tours à venir quelques mois plus tard. Prom y dévoilait cependant un rock finement bruyant et troublant avec des éclats noise et une consonance surf sur Cry Baby Cry qui faisait tout le sel de deux morceaux attirants. Une chanteuse à la voix aussi douce qu’acide, deux guitares à leur avantage sur le lancinant Celebrate mais où le chaos guette alors que Cry Baby Cry montre la voie des secousses à venir sur le second single.

:: download Celebrate 7''

info : 45 rpm.






C’est à l’automne 2015 que Prom sort son deuxième disque, toujours par ses propres moyens et dans l’agression, l’intensité et la confusion, Prom monte d’un sérieux cran. I’ll Teach You et Touch Me, deux compos rassemblant The Birthday Party et Jaks sur un vinyle incendiaire à la nuisance sonore grandissante et galvanisante, aussi sexy que violent. C’est la folie qui guette cette fois-ci, notamment sur Touch Me. Prom se lâche, malmène le noise-rock tout en le rendant plus beau et poignant. La basse prend du poids, les guitares griffent et ce 45 tours a sûrement été un des meilleurs singles de 2015. Mais personne ne l’a su.

:: download I'll Teach You 7''

info : 45 rpm. Produced by Rory Attwell, Brattwell Recordings. Mastered by Joe Caithness, Subsequent Mastering.

 
Barbaro
s/t - CD
Polterchrist/Curve Of The Earth records 1999
Feeding - 7''
Hydra Head records 2001
[publié le 06 avril 2026]



Ce qui avait allumé quelques néons dans nos cerveaux embrouillés à la fin des années 90, c’était la présence de Andrew Schneider. L’ex-Slughog, groupe de noise-rock préféré des cochons, figurait au générique de Barbaro. Il n’en fallait pas plus pour éveiller notre curiosité. Avec Meaghan McLaughlin (guitare, chant) et Mike Ushinski (batterie) pendant que Schneider s’occupait de la basse et d’apporter ses vociférantes cordes vocales, le trio de Boston avait sorti en 1999 un premier mini-album sept titres qui titille tout de même les trente minutes. Une musique qui jouait du contraste entre douceur et lourdeur, mélodies aguicheuses et puissantes décharges. Rien de franchement singulier donc mais Barbaro savait tirer la quintessence de cette formule. En y insufflant un peu de poignant (qui avait valu des comparaisons avec Come dans la chronique de l’époque !), des chemins détournés pour arriver à leur fin, des contrastes qui se font peu à peu moins limpides, une chanteuse spécialiste de la douche écossaise, entre coups de chaud ensorceleurs et cris enragés, un gros son aussi écrasant que clair et précis et des compos qui finissent par bien le faire à l’instar de Dirt For Me ou le féroce Listen. Un groupe qui a toujours eu un statut de groupe culte et ou de groupe sous-estimé dans la scène de Boston. Plus de vingt-cinq ans plus tard, ce disque qui a toujours existé uniquement en CD tient encore la route.

:: download s/t CD

info : Barbaro is Meaghan McLaughlin, Andrew Schneider, Mike Ushinski. Recorded at New Alliance by Barbaro and Sir Marc Schleicher in june 1999. Mixed at New Alliance by Barbaro in july of 1999. Mastered at 9 West by the kind ears of Henk Kooistra in august 1999. Photography, layout, design, by Diana Whitten. Sculptures by Michael Ushinski. Final formatting by Double Ugly Design.





Deux ans plus tard, la vie de Barbaro prend une autre dimension en publiant un single chez Hydra Head records. Deux titres, Feeding et Two Boozlers And Half A Poundstone, dévoilant des saveurs tour à tour âpres et mélodiques, qui rentrent dans le lard et venimeuses où les contrastes s’estompent pour visiter le pan plus hardcore et noise de sa musique à la puissance grandissante. Cette sortie sur un label très coté à l’époque aurait pu faire décoller la vie de Barbaro et les sortir de l’anonymat. L’année suivante, Nolte, premier véritable album, sort sur Dopamine records et sans vraiment modifier leur approche, ce disque ne prend pas réellement, l’inspiration est en berne malgré quelques bons morceaux (mais aussi des lourdingues) et Barbaro en reste là. Et seul Schneider continue à faire parler de lui, que ce soit au sein de Pigs et surtout pour tous ces travaux d’enregistrement pour de très nombreux groupes (Ken Mode, Cave In, Daughters ou pour sa compagne Julie Christmas).

:: download feeding 7''

info : 45 rpm, clear vinyl. Barbaro is Meaghan, Mike, and Andrew. Recorded and mixed by Andrew Schneider at New Alliance Studios, Boston Mass. in july 2000, engineering assistance by Sir Marc Schleicher, mastered at M Works by Dave Merullo.

 
Twin Stumps
s/t - LP
Dais records 2009
Seedbed - LP
Fan Death records 2010
[publié le 22 mars 2026]



Dans un souci de préserver votre santé mentale et pour la sauvegarde de vos tympans, Twin Stumps est soumis à votre sagacité. Ne remerciez pas Perte & Fracas. Nan, vraiment pas. Une belle bande de dégénérés new-yorkais qui ont sorti coup sur coup en 2009 et 2010 deux albums dont l’évocation de leur existence provoque encore peur et panique dans les ruelles de Brooklyn. La première agression comporte six titres mais trente minutes de sévices vous attendent. Ben Greenberg est aux manettes de l’enregistrement. Il s’est donné à fond pour saloper les bandes. Dans le registre nihiliste de l’extrême, noise-rock de goret, no-wave pour les braves et branlitude assumée, Twin Stumps était les rois. Ça couine à tous les étages et c’est pas Freddie Mercury au chant. Ça tape comme des sourds. Les larsens vous feront regretter la fraiseuse du dentiste. Vous n’êtes pas obligés d’appeler ça de la musique. Mais mettez moi Scar entre les oreilles et je ne réponds plus de rien. Que c’est bon de se foutre de tout.

:: download s/t LP

info : 33 rpm, 1 insert. Twin Stumps are: Allen: guitar. Alessandro: vocals. Zach: drums. Mike: bass. Recorded, mixed and mastered by Ben Greenberg at The Bulletproof Chinese. Front cover image: "The Enraged And Vengeful Gypsy" by F.X. Messerschmidt. All other photographs by Abby Perez.





Un an plus tard, le crane dégarni du guitariste Allen Mozek n’annonce pas d’amélioration sur le front du savoir vivre ensemble. Twin Stumps passe à onze titres. La fessée dure encore plus longtemps et j’aime ça. Seedbed gagne même quelques points en matière d’impact, de force de pénétration et d’amour de la chair. Ben Greenberg y va toujours avec la truelle, au point de se demander sur Missing Persons si le vinyle n’est pas en train de cramer ou qu’une énorme poussière vient de se glisser sous la pointe de lecture de votre platine (ne vous inquiétez pas, vous aurez une sensation identique en numérique). Et juste après, Pigs At The Trough offre trois minutes trente de quasi silence ressemblant à un gros battement de cœur dans le lointain. De cœur, Twin Stumps n’en a pourtant pas. C’est avec les pieds et un regard de dingue que le quatuor assénait son odieux bruit sanguinaire. Une brutalité sans nom. Aucun respect pour les structures à part la technique dite du marteau sur l’enclume, c’est à dire taper jusqu’à ce que ça rentre même s’il n’y a pas la place. A ce titre, Business Class voyage en première. Une autre technique dite de Dune est celle du vers géant qui grouille, rampe et bouffe patiemment les entrailles à la moindre vibration émise. Avec Twin Stumps, c’est festin tous les jours. Les cinq minutes et quelques de Pope’s Nose en sont une parfaite illustration et un délice, tout comme Body Plan qui suit et verse dans l’expérimentation la plus radicale. Ou dans le gros n’importe quoi, c’est comme vous voulez. Vous n’êtes toujours pas obligés d’appeler ça de la musique mais qu’est-ce que c’est bon bordel (mais pas tous les jours) ! Et si vous voulez plus de détails et de sérieux, allez consulter la chronique de l’époque. Et si vous trouvez Twin Stumps fabuleux, allez consulter tout court.

:: download Seedbed LP

info : 33 rpm, 1 insert. Zach: Drums, Alessandro: Vocals, Allen: Guitar, Mike: Bass. Recorded and mixed by Ben Greenberg at Python Patrol.


 
Venom P. Stinger
Tearbucketer - CD
Siltbreeze records 1996
Live - LP
Anopheles records 1992
[publié le 02 mars 2026]



Tearbucketer qui pourrait se traduire par le collecteur de larmes est l’ultime album de Venom P. Stinger. Mais personne ne les a pleurés. Un troisième album sorti six ans après What’s Yours Is Mine de façon assez confidentielle sur Siltbreeze records et alors que Mick Turner et Jim White ont fait de Dirty Three leur projet principal. Avec un nouveau chanteur, Nick Palmer, qui remplace Dugald McKenzie trop occupé à se débattre avec ses démons personnels, Venom P. Stinger ne perd pas au change vu que le timbre de voix est très similaire et que ce fan de la première heure du groupe australien sait parfaitement poser son chant pour se fondre dans le moule de Venom P. Stinger. Tearbucketer n’est pourtant pas un album bâclé et reste un mets de choix dans la discographie du groupe. Avec des morceaux plus longs, plus déliés, plus variés également, embrassant parfois une sphère noisy-blues déglinguée avec des rythmes qui ne sont pas méthodiquement frénétiques et basés sur la caisse claire. Mais le venin coule toujours dans les veines de Venom P. Stinger. Avec cet arrière-goût de rage suintante et de sombre désespoir dans des compos cabossées, punk, revêches, durement déchirantes dont Tearbucketer et Thickskin qui étaient sortis en version 7’’ deux ans plus tôt sur Death Valley records, un sens du rock’n’roll unique qui écorche pour un album qui vaut toujours grandement le détour. Mais qui n'a hélas pas eu le droit à sa réédition par Drag City comme les deux premiers albums et qui n'existe qu'en CD. Maudit jusqu'au bout.

:: download Tearbucketer CD

info : Venom P. Stinger are Jim White, Nick Palmer, Alan Secher-Jensen, Mick Turner. Produced and Engineered by Cameron Pain and Mick Turner at World Recording Studios. Mastered by Lindsay Gravina at Birdland Recording Studios. Front cover & booklet by James Howorth. Back cover by Hugh Whitehouse.







Retour également sur Live, un album qui comme son nom l’indique, est un album live mais pas enregistré en public. C’était dans les studios de KDVS, une station radio californienne basée à Davis et c’était le 5 août 1991 pour une sortie vinyle en 92 sur Anopheles records. Douze titres, pas un inédit, rien de vraiment différent des versions albums. L’intérêt peut sembler limité et il l’est assurément. Mais ces versions boostées et sauvages ne manquent pas de piment. Tout y est plus rapide, abrasif, noise, disloqué, un aperçu de ce qu’un concert de Venom P. Stinger pouvait donner. Un grand moment de transe rock et de sueur. Et c’était l’occasion à l’époque d’entendre pour la première fois Nick Palmer au chant qui s’en tire plus que bien.

:: download Live LP

info : 33 rpm, 1 insert. Jim White - Drums. Alan Secher-Jensen - Bass. Mick Turner - Guitar. Nick Palmer - Vocals. Recorded live to 2-track mono in the studios of Radio Station KDVS in Davis, California August 5, 1991 in Studio A. Produced by Karl Ikola and Venom P. Stinger. Sound engineering and label graphics by Marc Mosko. Tape edited by Greg Freeman. Mastering by John Golden. Lotsa help from Robert Vodicka. Artwork by C. Zeffert.

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