Dernières chroniques | Recent reviews
publié le 21 janvier 2022  
Orchestra Of Constant Distress
Concerns
 
publié le 18 janvier 2022 publié le 14 janvier 2022
LLNN
Unmaker
YC-CY
Every Time I Close My Eyes
publié le 10 janvier 2022 publié le 07 janvier 2022
Gnod
La Mort du Sens
AACKR
Almae
publié le 04 janvier 2022 publié le 31 décembre 2021
Tunic
Quitter
Exhaling
Teethgrynder
Hostages
publié le 24 décembre 2021 publié le 22 décembre 2021
Rider/Horse
Select Trials
Spiritual Mafia
Alfresco
publié le 20 décembre 2021 publié le 18 décembre 2021
The Cowboy
Riddles From The Universe
Brunsten
1500
publié le 16 décembre 2021 publié le 15 décembre 2021
Elastic Heads
s/t
Kulk
We Spare Nothing
publié le 11 décembre 2021 publié le 09 décembre 2021
Fashion Pimps & The Glamazons
Jazz 4 Johnny
The Heroine Sheiks
Out Of Aferica
publié le 06 décembre 2021 publié le 01 décembre 2021
Stolen Kidneys
Maailma Loppuu
S:Bahn
Queen Of Diamonds
publié le 30 novembre 2021 publié le 28 novembre 2021
John
Nocturnal Manoeuvres
Melt Downer
III
publié le 26 novembre 2021 publié le 22 novembre 2021
Modecenter
s/t
Sofa
Source Crossfire 1995-1997
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The Art of Self-Defense
Less | Useless
C'est tout nouveau tout frais (merci au passage à Tom de feu le blog Rad-Yaute pour l'info), c'est Less, un trio d'Annecy qui vient de mettre en ligne ces deux premiers morceaux, Nervous Breakdown et Devil Take Care, pour se loger directement sans coup férir dans la boite crânienne à la case noise-rock, option sidérurgie. Deux basses, une batterie, du chant par là-dessus, ça ne rigole pas et c'est sacrément convaincant. On se croirait revenu aux plus belles heures de Milkmine mais c'est Less, un groupe bien trop jeune pour avoir connu ces dinosaures. Cependant, la filiation est là et Less file à toute berzingue avec acuité et une grande maîtrise de la violence pour rudoyer le noise-rock avec des rythmiques ultra abrasives et un chant brûlant. Longue vie à Less.
[publié le 20 janvier 2022]

Plot | What Happened To Your Face
What Happened To Your Face, c'est une multitude de coups variés et surprenants, c'est asséné frontalement ou de biais, à déflagration lente ou par saccade. C'est punk, noise-rock, tordu, étrange, electro, samplé, vérolé, grave ou frénétique. C'est l'oeuvre de Plot, un trio de Philadelphie qui avec une batterie, une basse et un chanteur s'occupant des claviers vient de publier un album fortement attirant à qui il ne manquerait qu'un support vinyle pour être parfait.
[publié le 19 janvier 2022]

Nowhere | E.P.
C'est un premier E.P., pas loin du statut de démo avec un enregistrement ne rendant pas totalement justice à la fougue des cinq morceaux mais cette cassette marquant les débuts de Nowhere, trio originaire du Nebraska, possède un paquet de charmes donnant tout de suite envie de les adopter. Oscillant entre un noise-rock au cordeau et sans une once de gras, du punk acéré qui laisse de la place pour les émotions et un chant intense, Nowhere a tout pour plaire et tout l'avenir devant lui.
[publié le 15 janvier 2022]

Went White | s/t
Went White, nouveau groupe en provenance de Syracuse (New York). Premier enregistrement, cassette six titres sur le prolifique The Ghost Is Clear records. Rentre dans le lard direct. Tend les muscles au maximum. Post-hardcore qu'ils disent avec du punk dedans. Rêche avec plein de chaudes vibrations à l'intérieur. Un truc à fleur de peau qui interpelle. Pensez Circus Lupus et Kiss It Goodbye, quelque chose dans ce goût là mais que du bon en tout cas.
[publié le 12 janvier 2022]

Most Efficient Women | Eating The Hawk
C'est avec un split poster entièrement numérique que Most Efficient Women avait été découvert. Et si le trio de Forth Worth (Texas) évolue toujours dans le monde virtuel avec cette nouvelle offrande se nommant Eating The Hawk, ce n'est pas une raison nécessaire pour ne pas s'occuper de leur cas. Cinq titres (dont deux, Eating The Hawk et Slow Fella qui figuraient déjà sur le split poster) d'un noise-rock particulièrement perçant, remonté, effilé et excitant dans les parages d'un Trigger Cut et toute une lignée de groupes qui montent au front sans se poser de questions.
[publié le 08 janvier 2022]

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The Art of Losing (+)
Mama Tick
Action City - 7''
Three Little Girls records 1994
Gimme The Five Bucks - CD
Dubious Honor records 1994

[publié le 23 janvier 2022]



1994 est une année très prolifique pour Mama Tick. C’est aussi la dernière. Outre le split single avec Faucet dont il avait déjà été question ici, le trio de Chicago sort un ultime single, Action City, sur Three Little Girls records, venant conclure ainsi une belle série de cinq 45 tours en deux ans. Action City renoue quelque peu avec l’esprit de Breathe Out et Hatefest. A savoir un morceau qui retrouve de la longueur en bouche (plus de cinq minutes), un morceau qui semble partir dans tous les sens mais que Mama Tick arrive toujours à rattraper au dernier moment tout en se montrant lourd et tranchant quand il le faut, un morceau avec de multiples chants tour à tour mais le plus souvent en même temps mordants, foutraques, débiles, virulents, ce qui a été en fin de compte la marque de fabrique du groupe. Face B, Mama Tick reprend Shout (At The Devil) de Mötley Crüe. Parce que le metal a sûrement été une musique qui les a toujours bercés et quand c’est napalmé noise-rock de l’enfer par des sagouins comme Mama Tick, ça donne une reprise qui fritte méchamment les écoutilles.

:: download action city 7''

info : 33 rpm, 1 insert promo label catalog. Recorded november 93 at Kingsize Studios Chicago, engineered by Mike Hagler, swanky!





Gimme The Five Bucks comme dernière trace documentée d’un enregistrement de Mama Tick avant dissolution finale. Le trio a tout donné et est reparti comme il avait vécu, dans un anonymat quasi total de la part de trois musiciens qui n’ont plus donné signe de vie dans d’autres groupes par la suite. Une sortie par la grande porte bien que Mama Tick n’a de cesse de vouloir la défoncer. Outre deux titres présents sur les singles (Lode et Action City), Gimme The Five Bucks offre de belles torpilles disloquées qui sentent le soufre (I, The Accursed, Naptime, Friendly Neighbor, Age Of Aquarius), pénétrant en profondeur en déchiquetant les chairs pour laisser plein de bouts à pendouiller, un beau vent à l’oeil aussi malin que malsain finissant par End Of The World Theme, plus barbare et détraqué tu meurs et c’est ce que fait Mama Tick, non sans un ultime soupir dont il a le secret au bout de vingt minutes de silence avec une reprise loufoque qui ne dit pas son nom, bien dans l’esprit du groupe. Mama Tick, un noise-rock à l’âme punk et désinvolte qui n’en avait rien à faire des convenances. Et dont Gimme The Five Bucks a finalement bien vieilli. C’est même meilleur qu’autrefois.

:: download gimme the five bucks CD

info : Recorded november '93 @ King Size Studios. Produced, mixed @ Hot Ham and Cheese Studios by Chad Moore and Mama Tick January '94. Mastered @ Idful Studios March '94 all in the cold grey city of Chicago.

 
Mama Tick
Research & Development Series - 7''
Amphetamine Reptile records 1992
Torture/Lode - 7''
Bovine records 1993

Horsedoctor - 7''
Skin Graft records 1992

[publié le 19 janvier 2022]



Parce c'est bon quand ça pue des pieds et que tout va à vau-l'eau, Mama Tick s'invite à nouveau au bal des perdants, pour ne pas dire des damnés. C'est qu'on les aime bien finalement ce trio de Chicago et faudrait voir à pas les oublier. Mama Tick avait déjà eu le droit à sa belle histoire mais pour les mécréants et les bigleux, voici la version audio. Et le premier chapitre est rude. Mais curieusement, j'en gardais un souvenir bien plus pire. Dans la fameuse série Research & Development de l'emblématique label Amphetamine Reptile, le picture disc avec les deux titres Breathe Out et Hatefest n'est pas que guitare wah-wah, basse limite et chant qui n'en a rien à foutre, c'est un sacré bordel qui bave de partout, du noise-rock dépravé s'étalant à chaque fois au-delà des six minutes. Mama Tick sera par la suite réfréner ses ardeurs pour notre plus grand bonheur mais faut avouer, ce premier disque de leur courte vie avait de l'allure et un sens singulier des libertés et des convenances qu'on aimerait retrouver bien plus régulièrement dans le noise-rock trop souvent formaté.

:: download research & development series 7''

info : 33 rpm. Picture disc single. Front art by Mike Etoll.



En 1993, c'est Bovine records qui récupère l'engin qui est bien plus frais que le poisson de la pochette. Mama Tick a copieusement raccourci les titres. Torture et Lode ne perdent pas de temps en route contrairement à la pédale wah-wah enterrée au fond du jardin. Le bassiste se lâche mais dans le bon sens et le chanteur (Ben Keller qui était aussi guitariste) arrive à se concentrer sans beugler à tous les vents, bien aidé par le bassiste Adam Laats. Ça cogne plus fort, ça taquine méchamment la caisse claire (Chad Moore), c'est plus malsain tout en gardant un aspect déroutant dans la construction des morceaux avec des breaks assassins, un sens de la narration erratique, une folie naturelle qui ne se dément pas tout en gagnant un impact grandissant. Une des pièces maîtresses du catalogue de Bovine, label du Wisconsin (crée par Sean Wipfli) qui comptait de nombreux singles incontournables au début des années 90.

:: download torture/lode 7''

info : 45 rpm. Recorded at Idful Studios, Chicago by Brad Wood and Mama Tick.





C'est un autre label qui avait aussi le vent en poupe à l'époque qui a l'honneur de publier le troisième single de Mama Tick. Skin Graft et ses fameux comic book sortent quelques mois après celui de Bovine le single Horsedoctor/I'm Okay With Me. Brad Wood qui a enregistré un sacré paquet de groupes qui comptent s'est occupé de Mama Tick, ce qui était le cas déjà pour Torture et Lode. Ça ne fait pas tout mais quand on est un groupe de jeunes chiens fous qui se moque de tout et surtout de lui-même, c'est important de les canaliser. Et ce n'était sûrement pas de trop sur Horsedoctor, un morceau sinon le morceau le plus dingue de Mama Tick à l'énergie anarchisante, intenable et improbable, qui va où il veut quand il veut et pourtant lourdement tranchant et explosif à mettre des bouts de cervelles partout. Ce qui était aussi pas mal le cas pour I'm Okay With Me. Une belle et grande leçon de noise-rock, ce qui n'est pas un mince exploit pour un groupe de sauvages hirsutes comme Mama Tick.

:: download horsedoctor 7''

info : 45 rpm + 10 pages comic book + Skin Graft's catalog. Ben Keller - guitar/vocals. Adam Laats - vocals/bass. Chad Moore - drums. Recorded at Idful Studios, Chicago by Brad Wood, November '92.





 
Fitness
Neurosenrodeo - CD
A3nalin records 2006
[publié le 09 janvier 2022]



La récente chronique de AACKR a donné envie de refaire un brin d’exercice avec Fitness. Ce groupe allemand a en plus totalement disparu d’internet et à moins de posséder l’album Neurosenrodeo paru uniquement en CD en 2006, impossible d’écouter leur seul album. Trois ans auparavant, un CDEP quatre titres (Terroristes Royales) avait marqué le début de leur brillante carrière plus un single (Nach Oben) en 2005 pour finir donc par Neurosenrodeo (à chaque fois sur A3nalin qui avait tout l’air d’être leur propre label qui n’a jamais rien sorti d’autres) et une dissolution dans l’anonymat le plus complet. A cette époque, Alex Autschbach (basse) et Christian Kusserow (batterie), les deux futurs AACKR étaient accompagnés d’un guitariste-chanteur (Armin Billens). Le noise-rock était leur langage préféré et totalement assumé. Shellac, Jesus Lizard, Big’n et ceux qui pourraient passer pour leurs descendants, c’est à dire leurs compatriotes de Trigger Cut (si vous avez craqué sur ces derniers, impossible d’échapper à Fitness), toute une lignée de groupes dans laquelle le trio de Cologne avait parfaitement sa place. Classique mais totalement convaincant. Fitness avait tout pour lui, montrait une forme resplendissante, coupante, rageuse et avait aligné douze bombes incendiaires et irrémédiablement attirantes qui n’ont pas pris une ride et méritent quinze ans plus tard toute votre considération. Il n’est jamais trop tard.

:: download Fitness CD

info : Fitness sind: Armin Billens - Gesang, Gitarre. Axel Autschbach - Bass, Gesang. Christian Kusserow - Schlagzeug. Aufgenommen von Jan Loewenhaupt zwischen Juni und September 2005 in Koeln. Produziert und Gemischt von Jan Loewenhaupt und Fitness im Neustartmusic Studio Koeln. Gemastert von Kai Blankenberg in der Skyline Tonfabrik Duesseldorf. Gestaltung: Thomas Atzenbeck. Fotos: Verena Kaltenbach.


 
New Radiant Storm King
Rival Time - CD
Homestead records 1993
[publié le 03 janvier 2022]



New Radiant Storm King a réalisé huit albums entre 1992 et 2008. Mais un seul trône sur les étagères, le deuxième, Rival Time, publié en 93. Tout un symbole pour ce groupe de Amherst (Massachusetts) qui n'a jamais déchaîné les passions, qui est toujours resté au rang de groupe prometteur avant d'atteindre bien involontairement un maigre statut de groupe culte. Le prototype du groupe issu du college rock et de l'indie rock américain ayant connu trop de déboires dans la vie pour vraiment décoller : changements incessants de personnels pour un groupe tournant essentiellement autour de Peyton Pinkerton et Matt Hunter, décès d'un des membres d'origine, faillite des labels dont la division américaine de Rough Trade qui aurait dû sortir leur tout premier album (ce qui aurait bien aidé à les lancer), One Day Rust, et qui ne verra finalement jamais le jour. Et surtout des albums à la qualité inégale ou du moins, ce qu'il m'en reste de vagues souvenirs parce qu'après 1996 et leur quatrième album Hurricane Necklace, c'est le trou noir. Mais à réécouter ce Rival Time, il faudrait se repencher sur leur début discographique. New Radiant Storm King aurait pu connaître une carrière à la Unwound avec qui il était régulièrement comparé en rajoutant dans l'équation Polvo, Sonic Youth et Pavement. Un indie-rock noisy, racé, finement dissonant, nerveux avec des mélodies plus d'une fois superbement enlevées et une ribambelle de titres comme Viral Mind, The Opposing Engineer (qui a été repris en 95 par Guided By Voices sur un split 7'' avec New Radiant Storm King qui reprenait un titre de GBV), Oil An Impatient Fuck ou Phonecall qui sont de petites perles qui s'ignorent. Un disque et un groupe largement sous-estimés. A noter que Pinkerton a continué de sortir sous son nom des disques que vous pouvez écouter par ici.

:: download New Radiant Storm King CD

info : Peyton Pinkerton Guitars, Vocals. Matt Hunter Bass, Vocals, 2nd Guitar on Phonecall. Elizabeth Sharp Drums. Recorded by Mark Alan Miller at Slaughterhouse, Amherst, MA, 3/93. Produced by Mark Alan Miller & New Radiant Storm King.



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