Dernières chroniques | Last reviews
publié le 23 mars 2026 publié le 22 mars 2026
New Confusion
The Mystery
Yes I’m Leaving/No Action
Split 7’’
publié le 22 mars 2026 publié le 21 mars 2026
Chat Pile
Masks/Sifting 7’’
Extracts
s/t
publié le 18 mars 2026 publié le 16 mars 2026
Earth Ball
Outside Over There
Teens
Negative Energy
publié le 14 mars 2026 publié le 13 mars 2026
A Snake Of June
Anemic
Bezoar
s/t
publié le 12 mars 2026 publié le 09 mars 2026
Art Star
Big Mouth Singers
Sinks
Ageing & June
publié le 08 mars 2026 publié le 08 mars 2026
Forming Division
Bring Them Down/Move 7’’
Rational Cut
She Walks Alone 7’’
publié le 08 mars 2026 publié le 08 mars 2026
Repossession Time
Cages/Bury Our History 7’’
Subterranean Clocks
We Won’t Be Ruined/Unlock Control 7’’
publié le 06 mars 2026 publié le 04 mars 2026
Tench
Mind Bait
Aversions
Empty Century
publié le 03 mars 2026 publié le 26 février 2026
Ian
Come On Everybody, Let’s Do Nothing!
The Caution Children
Appropriate Music
publié le 23 février 2026 publié le 21 février 2026
Nyos
Growl
Haraball
Fear Of The Plow
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The Art of Self-Defense
Cell Press / Tabula Rasa
Les canadiens de Cell Press donnent suite à leur second album Cages paru en 2024. Quatre titres répondant au nom de Tabula Rasa. Mais du passé, Cell Press ne fait pas table rase. Excepté pour sa formation. Ce groupe qui a longtemps évolué à quatre voit son chanteur (dont l'heureux surnom était PQ) démissionné. C'est le guitariste Sean Arsenian qui s'occupe désormais également du micro. Un nouveau bassiste débarque (et hurle aussi pour un beau numéro complémentaire à deux), Tristan Dorrington-Meehan et le batteur est toujours Mark McGee. Pour le tout le reste, le groupe de Montréal poursuit son impressionnante entreprise de démolition en conciliant noise-rock, sludge, hardcore et metal déviant. C'est furieusement charpenté, chaotiquement solide, sauvagement épique et lourdement agile. Deux titres de cinq minutes qui cassent les pattes (Last Aid Kit et Orphan-Crushing Machine), la nuque, les reins, changent de direction, passent en mode rouleau-compresseur et crachent toute leur colère. Hot Rod To Gehenna est une bombe incendiaire et un mets de choix avec un batteur très en forme qui mouline incroyablement (et pas que sur ce titre) alors que Terminal Commuter est une transition expérimentale augmentant la dose de stress. C'est uniquement numérique pour l'instant mais une sortie en CD et/ou cassette n'est pas à exclure.
[publié le 24 mars 2026]

Falooda / Recipe For Concussion
Premier album pour Falooda, le groupe d'Athènes qui avait commencé deux ans plus tôt par une fructueuse démo. Recipe For Concussion offre cette fois-ci douze titres (uniquement en numérique hélas) pour pas loin d'une demi-heure mais ça, c'est grâce aux quasi huit minutes de Boolean Religion parce que chez Falooda, on aime toujours autant les compos brèves, cartoonesques, débilement noise (essentiellement le chanteur à gratifier d'une belle performance), joyeusement chaotiques ou absurdes mais néanmoins sacrément tranchantes et skin-graftiennes dans l'âme. Guitare volante et virevoltante, rythmes plus d'une fois tachycardiques et obliques, légère pincée de synthés et d'effets bizarres, un saxo ténor pour compléter le tableau et Falooda peut-être fier de son premier rejeton même s'il a la gueule de travers. Au moins, il ne ressemble à personne et c'est comme ça qu'on l'aime.
[publié le 19 mars 2026]

Cosmic Vomit / Living With Animals
Living With Animals. L'animal, c'est toi. Deuxième enregistrement pour le duo (Roman et Mike) suisse Cosmic Vomit comprenant un membre de YC-CY. Et l'animal mord toujours autant. C'est même de plus en plus percutant. Venin noise qui se répand dans un air saturé de dissonances vrillant le cerveau. Voix outrageusement trafiquée et noyée sous le déluge. Rafales de rythmes. Mélodies qui tentent de se frayer un chemin dans cet enfer continuellement en feu. Morceaux courts qui attaquent à la jugulaire. Après Lifeisfuct en mai 2024, cette nouvelle cassette huit titres éditée avec l'aide de The Supermarket est faite pour ceux qui pensent que la vie est courte et qu'il faut aller à fond sans calcul avec un maximum de plaisir. Et c'est comme ça qu'on l'aime notre animal.
[publié le 16 mars 2026]

Chanp / Proof Of Concept (Deno)
Chanp, des nouveaux venus de la scène de Baltimore. La coloration est fortement noise-rock, tendance éclatée et accidentée. Ça part et ça fuse de tous les cotés, ça joue avec les nerfs et la tension, aussi furieux et punk que plus barré et imprévisible. Des guitares en lambeaux ou qui cisaillent tout ce qui bouge, des chants malades qui se bouffent les doigts, des dissonances qu frittent les tympans. Ces six titres paranoïaques et cinglés posent son groupe et il a tout d'un futur très bon groupe.
[publié le 10 mars 2026]

Horsebag / Nobody Like You
Horsebag joue ensemble depuis treize ans. Nobody Like You est leur premier album. C'est écrit blanc sur noir sur leur site. Comme si ce groupe de Portland avait du mal à le croire lui-même. Que ce jour est enfin arrivé. Ou alors c'est juste pour montrer que ce groupe, c'est un plaisir du dimanche, une occasion de boire des bières entre potes et qu'il n'a jamais été question de tirer des plans sur la comète. Mais il est là cet enregistrement. Douze titres d'un noise-rock aussi poisseux que saturé et gras, punk ou bringuebalant, empruntant des chemins déviants (Lump Talk) avec la présence d'un tuba (joué par le bassiste Charlie Wilcox), chaotique ou bizarrement narratif avec le chant instable de Teflon Attackhouse dont le pseudo en dit large sur ses capacités pour vous accrocher les neurones. Un quintet qui aura mis le temps qui fallait pour que leur douce mélopée sorte du garage mais Horsebag ne demande plus qu'à ruer dans les brancards.
[publié le 02 mars 2026]

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The Art of Losing (+)
Twin Stumps
s/t - LP
Dais records 2009
Seedbed - LP
Fan Death records 2010
[publié le 22 mars 2026]



Dans un souci de préserver votre santé mentale et pour la sauvegarde de vos tympans, Twin Stumps est soumis à votre sagacité. Ne remerciez pas Perte & Fracas. Nan, vraiment pas. Une belle bande de dégénérés new-yorkais qui ont sorti coup sur coup en 2009 et 2010 deux albums dont l’évocation de leur existence provoque encore peur et panique dans les ruelles de Brooklyn. La première agression comporte six titres mais trente minutes de sévices vous attendent. Ben Greenberg est aux manettes de l’enregistrement. Il s’est donné à fond pour saloper les bandes. Dans le registre nihiliste de l’extrême, noise-rock de goret, no-wave pour les braves et branlitude assumée, Twin Stumps était les rois. Ça couine à tous les étages et c’est pas Freddie Mercury au chant. Ça tape comme des sourds. Les larsens vous feront regretter la fraiseuse du dentiste. Vous n’êtes pas obligés d’appeler ça de la musique. Mais mettez moi Scar entre les oreilles et je ne réponds plus de rien. Que c’est bon de se foutre de tout.

:: download s/t LP

info : 33 rpm, 1 insert. Twin Stumps are: Allen: guitar. Alessandro: vocals. Zach: drums. Mike: bass. Recorded, mixed and mastered by Ben Greenberg at The Bulletproof Chinese. Front cover image: "The Enraged And Vengeful Gypsy" by F.X. Messerschmidt. All other photographs by Abby Perez.





Un an plus tard, le crane dégarni du guitariste Allen Mozek n’annonce pas d’amélioration sur le front du savoir vivre ensemble. Twin Stumps passe à onze titres. La fessée dure encore plus longtemps et j’aime ça. Seedbed gagne même quelques points en matière d’impact, de force de pénétration et d’amour de la chair. Ben Greenberg y va toujours avec la truelle, au point de se demander sur Missing Persons si le vinyle n’est pas en train de cramer ou qu’une énorme poussière vient de se glisser sous la pointe de lecture de votre platine (ne vous inquiétez pas, vous aurez une sensation identique en numérique). Et juste après, Pigs At The Trough offre trois minutes trente de quasi silence ressemblant à un gros battement de cœur dans le lointain. De cœur, Twin Stumps n’en a pourtant pas. C’est avec les pieds et un regard de dingue que le quatuor assénait son odieux bruit sanguinaire. Une brutalité sans nom. Aucun respect pour les structures à part la technique dite du marteau sur l’enclume, c’est à dire taper jusqu’à ce que ça rentre même s’il n’y a pas la place. A ce titre, Business Class voyage en première. Une autre technique dite de Dune est celle du vers géant qui grouille, rampe et bouffe patiemment les entrailles à la moindre vibration émise. Avec Twin Stumps, c’est festin tous les jours. Les cinq minutes et quelques de Pope’s Nose en sont une parfaite illustration et un délice, tout comme Body Plan qui suit et verse dans l’expérimentation la plus radicale. Ou dans le gros n’importe quoi, c’est comme vous voulez. Vous n’êtes toujours pas obligés d’appeler ça de la musique mais qu’est-ce que c’est bon bordel (mais pas tous les jours) ! Et si vous voulez plus de détails et de sérieux, allez consulter la chronique de l’époque. Et si vous trouvez Twin Stumps fabuleux, allez consulter tout court.

:: download Seedbed LP

info : 33 rpm, 1 insert. Zach: Drums, Alessandro: Vocals, Allen: Guitar, Mike: Bass. Recorded and mixed by Ben Greenberg at Python Patrol.


 
Venom P. Stinger
Tearbucketer - CD
Siltbreeze records 1996
Live - LP
Anopheles records 1992
[publié le 02 mars 2026]



Tearbucketer qui pourrait se traduire par le collecteur de larmes est l’ultime album de Venom P. Stinger. Mais personne ne les a pleurés. Un troisième album sorti six ans après What’s Yours Is Mine de façon assez confidentielle sur Siltbreeze records et alors que Mick Turner et Jim White ont fait de Dirty Three leur projet principal. Avec un nouveau chanteur, Nick Palmer, qui remplace Dugald McKenzie trop occupé à se débattre avec ses démons personnels, Venom P. Stinger ne perd pas au change vu que le timbre de voix est très similaire et que ce fan de la première heure du groupe australien sait parfaitement poser son chant pour se fondre dans le moule de Venom P. Stinger. Tearbucketer n’est pourtant pas un album bâclé et reste un mets de choix dans la discographie du groupe. Avec des morceaux plus longs, plus déliés, plus variés également, embrassant parfois une sphère noisy-blues déglinguée avec des rythmes qui ne sont pas méthodiquement frénétiques et basés sur la caisse claire. Mais le venin coule toujours dans les veines de Venom P. Stinger. Avec cet arrière-goût de rage suintante et de sombre désespoir dans des compos cabossées, punk, revêches, durement déchirantes dont Tearbucketer et Thickskin qui étaient sortis en version 7’’ deux ans plus tôt sur Death Valley records, un sens du rock’n’roll unique qui écorche pour un album qui vaut toujours grandement le détour. Mais qui n'a hélas pas eu le droit à sa réédition par Drag City comme les deux premiers albums et qui n'existe qu'en CD. Maudit jusqu'au bout.

:: download Tearbucketer CD

info : Venom P. Stinger are Jim White, Nick Palmer, Alan Secher-Jensen, Mick Turner. Produced and Engineered by Cameron Pain and Mick Turner at World Recording Studios. Mastered by Lindsay Gravina at Birdland Recording Studios. Front cover & booklet by James Howorth. Back cover by Hugh Whitehouse.







Retour également sur Live, un album qui comme son nom l’indique, est un album live mais pas enregistré en public. C’était dans les studios de KDVS, une station radio californienne basée à Davis et c’était le 5 août 1991 pour une sortie vinyle en 92 sur Anopheles records. Douze titres, pas un inédit, rien de vraiment différent des versions albums. L’intérêt peut sembler limité et il l’est assurément. Mais ces versions boostées et sauvages ne manquent pas de piment. Tout y est plus rapide, abrasif, noise, disloqué, un aperçu de ce qu’un concert de Venom P. Stinger pouvait donner. Un grand moment de transe rock et de sueur. Et c’était l’occasion à l’époque d’entendre pour la première fois Nick Palmer au chant qui s’en tire plus que bien.

:: download Live LP

info : 33 rpm, 1 insert. Jim White - Drums. Alan Secher-Jensen - Bass. Mick Turner - Guitar. Nick Palmer - Vocals. Recorded live to 2-track mono in the studios of Radio Station KDVS in Davis, California August 5, 1991 in Studio A. Produced by Karl Ikola and Venom P. Stinger. Sound engineering and label graphics by Marc Mosko. Tape edited by Greg Freeman. Mastering by John Golden. Lotsa help from Robert Vodicka. Artwork by C. Zeffert.

 
Venom P. Stinger
What's Yours Is Mine - LP
Aberrant records 1990
Waiting Room - CDEP
Au Go Go records 1991
[publié le 15 février 2026]



What’s Yours Is Mine sort quatre ans après Meet My Friend Venom, un second album qui continue à pervertir le rock australien tout en élevant le niveau de l’écriture de morceaux qui ont bénéficié de plus de temps pour être mis en boîte. Ça s’entend tout de suite avec une basse bien plus présente dans le mix pour montrer toute sa dextérité, une guitare plus perçante et des compos globalement mieux chiadées, acérés et mordantes. Venom P. Stinger a mis tout ce qu’il avait dans le ventre avec une pleine besace de quatorze titres qui tapent pratiquement tous en-dessous des trois minutes (sauf The Quiet One) pour que ce rock acerbe et pénétrant soit encore plus saisissant. Jim White se fait toujours autant plaisir avec ses rafales de caisse claire. Rythmique trépidante, guitare vrillante, essence punk et no futur pour seul carburant, ce second album est une collection de morceaux nerveux, accrocheurs dans toute leur approche revêche et hargneuse avec un brin de claviers sur le plus mélodique Lethargy et toute la désillusion crasse de Mackenzie et son chant rocailleux. What’s Yours Is Mine, c’est ce que le groupe australien a fait de mieux dans sa vie, un joyau brut de ce pays du rock qui y connaît pourtant un rayon en la matière et qui n’a jamais eu la reconnaissance qu’il méritait.

:: download what's yours is mine LP

info : 33 rpm, 1 insert with lyrics. Mick Turner - Guitar, Alan Secher-Jensen - Bass, Jim White - Drums, Dugald Mackenzie - Vocals. Produced by Venom P. Stinger with Simon Grounds. Recorded at Stupid and Saturn Studios. Cover by Anna White. Picture by Dean Salter. Engineered by Simon Grounds.





En 1991, Au Go Go records publie Waiting Room qui n’est pas un hommage à Fugazi mais quatre inédits de Venom P. Stinger qui n’avaient connu qu’un modeste support CD à l’époque et que Drag City a réédité en format vinyle maxi en 2013. Un EP quatre titres dans la droite lignée de What’s Yours Is Mine, un prolongement qualitatif qui sera également le chant du cygne du chanteur Dugald Mackenzie, sa dernière apparition avant son remplacement par Nick Palmer puis sa disparition définitive en 2004 après une vie d’abus et d’addiction, lui qui chantait I Try, I Really Try sur le titre du même nom. En vain.

:: downlaod waiting room CDEP

info : Recorded at Hot House. Engineered and Produced by Locky and Des Amos. Cover by Anna White.
 
Venom P. Stinger
Meet My Friend Venom - LP
No Master's Voice records 1986/Drag City records 2013
Walking About - 7''
Aberrant records 1988/Drag City records 2013
[publié le 01 février 2026]



Mick Turner et Jim White sont surtout connus pour avoir fondé Dirty Three. Mais avant ce moment de gloire, les deux Australiens ont multiplié les expériences dont une qui a duré un peu plus longtemps que la moyenne et qui avait déjà retenu notre attention, les perfides Venom P. Stinger. Le guitariste et le batteur étaient accompagnés de Alan Secher-Jensen à la basse et Dugald MacKenzie au chant. Trois albums au compteur (plus un live) dont ce premier proposant une rencontre vénéneuse, Meet My Friend Venom. La plus grande méfiance est de mise. Nous sommes en 1986, ça sort sur No Master’s Voice et heureusement, Drag City est passé par là et a réédité ce disque à l’identique en 2013. Venom P. Stinger, pas le plus célèbre des groupes de rock australien, pas le plus représentatif non plus mais dont l’aura dans l’underground local et un peu au-delà est persistant. Avec la rythmique en rafales et frénétique de White, les riffs tour à tour acérés et disloqués de Turner, le chant rocailleux de MacKenzie, Venom P. Stinger avait son approche bien à lui, loin des clichés du rock australien tout en s’en nourrissant. Un premier album regorgeant de titres punks tendus, piquants, nihilistes. Rien qui vous en met plein la vue mais toujours aussi addictif au final.

:: download Meet My Friend Venom LP

info : 33rpm, 1 insert with lyrics. Venom P. Stinger are... Dugald MacKenzie - Vocals, Alan-Secher-Jensen - Bass, Mick Turner - Guitar, Jim White - Drums. Engineered by Kaj Dahlstrom at K.A.J. Studios. July '86. Cover - Anna White. Photograph - D. Vandenberg.





En 1988, Venom P. Stinger publie son premier single avec deux inédits qui ne figureront jamais sur un album, Walking About et 26 Milligrams, dont Aberrant est le label d'origine pour une réédition en 2013 par Drag City. Deux missiles nerveux avec Jim White plus déchaîné que jamais sur sa caisse claire. Deux titres à la démarche relativement similaire, tout en vitesse et en fureur. Deux histoires de paranoïa et de drogues dont le chanteur était (trop) friand. Deux splendides témoignages de ce qu’était la musique de Venom P. Stinger. Un incontournable de leur discographie.

:: download Walking About 7''

info : 45 rpm, 1 insert with lyrics. Your Hosts: Alan Secher-Jensen - Bass, Mick Turner - Guitar, Jim White - Drums, Dugald MacKenzie - Throat. Recorded at Silkwood Studios N. Fitzroy October 87. Front Cover: Anna White.

 
God
Possession - CD
Virgin records 1992
[publié le 11 janvier 2026]



The Art of Losing a terminé 2025 par God. 2026 recommence donc par God également. God est partout en ce début d’années 90. Après un premier maxi et split single en 1990 puis un album live (Loco) en 91, la bande de Kevin Martin, grand gourou des lieux, sort Possession, le premier album studio en 92. Une hydre à neuf têtes plus trois invités (Peter Kraut, John Zorn et Gary Smith) pour élaborer et soutenir le chaos diabolique que représente Possession. Et qui dit God dit Godflesh avec Justin Broadrick qui intègre l’orchestre damné avec sa fidèle guitare. Deux basses dont celle de Dave Cochrane (Head Of David), une contrebasse, deux batteurs (Scott Kiehl et Lou Ciccotelli) et toute une armée de cuivres, Possession vous met sous sa domination. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur ce disque et ce groupe par ici mais c’est toujours un bonheur de se remettre cette transe sauvage et brutalement débridée avec les seize minutes de Love en point d’orgue, un peu plus d’une heure d’une musique qui n’était sortie qu’en CD. Un album difficilement trouvable aujourd’hui à un prix décent et qui mériterait une belle et grande réédition, comme tout le reste de leur discographie. God est partout mais il faut se lever de bonne heure pour le trouver.

:: download Possession CD

info : Kevin Martin - vocals, tenor saxophone, samples. Tim Hodgkinson - alto saxophone, bass clarinet. Steve Blake - alto, tenor and baritonz saxophones, didgeridoo. Scott Kiehl - drums, percussion. John Edwards - double bass. Dave Cocharne - bass. Gary Jeff - bass. Lou Ciccotelli - drums. Justin Broadrick - guitar. Peter Kraut - Piano 4578. John Zorn - alto saxophone 356. Gary Smith - guitar 8. Recorded Gateway studio, Kingston. Mixed Greenpoints studio, Brooklyn. Recording engineer - Steve Lowe. Mixing engineer - Oz Fritz. Assistant engineer - Imad Mansour. Mixed - Martin/Zorn/Kiehl. Produced - K. Martin. All compositions...God. Mastered - Howe Weinberg at Masterdisk. Cover design/Layout - The Pathological Puppy. Photography - Peter Morris. Metal heart sculpture - Silvia Edin.



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