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Mütterlein
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Salo
From Melmac With Hate
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publié le 28 avril 2022 publié le 26 avril 2022
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High Spirits//Low Life
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Peel Sessions
publié le 24 avril 2022 publié le 20 avril 2022
Unik Ubik
I’m Not Feng Shui
Metz/Adulkt Life
Split 7’’
publié le 13 avril 2022 publié le 11 avril 2022
Thank
Thoughtless Cruelty
Psychic Graveyard & USA Nails
Split
publié le 09 avril 2022 publié le 06 avril 2022
Mop Buckets
s/t
Buñuel
Killers Like Us
publié le 04 avril 2022 publié le 31 mars 2022
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IV
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Discipline Through Sound 25
publié le 30 mars 2022 publié le 24 mars 2022
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Joy And Other Sufferings
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publié le 14 mars 2022 publié le 14 mars 2022
Christian Fitness
Hip Gone Gunslingers
Christian Fitness
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The Art of Self-Defense
Urine Hell | Weakling
À Chicago, ça ne rigole pas avec les noms de groupes. Urine Hell ne s'était pas que fait remarquer pour son patronyme mais surtout pour sa première démo (virtuelle) en décembre 2020. Le groupe qui comprend un membre de Imelda Marcos revient avec Weakling, cassette quatre titres sur Already Dead Tapes & Records et le jet est monstrueusement bon. Et corrosif, méchamment incisif. Pas franchement noise-rock dans la lignée historique de nombreux groupes de Chicago mais un peu quand même avec du Chat Pile ou Bruges dedans et du Dazzling Killmen aussi dans les intentions, c'est à dire une approche plus malsaine, torturée, angoissante, un chant entre le mode parlé et psychopathe pour un résultat unique qui prend aux tripes pour mieux les retourner. Diaboliquement intense et infernal à l'instar de la fin de Judas Song.
[publié le 13 mai 2022]

Row Of Ashes| Bleaching Heat
Troisième album mais cette fois-ci uniquement en cassette sur Surviving Sounds records, Bleaching Heat est une fulgurante et massive charge punitive. Si le premier album Let The Long Night Fade comportait une chanteuse, le trio londonien évolue désormais en trio, a resseré les rangs comme le propos et tape (fort) dans un registre post-hardcore/noise/metal particulièrement venimeux, rageur et convaincant, désespérément intense et urgent. Ken Mode, Neurosis, Deadguy ou Kowloon Walled City en plus sale, sombre et teigneux pour vous donner une idée (approximative) du tableau car Row Of Ashes est du genre à brûler tout ce qui se trouve sur son passage et piétine tout ce qui bouge avec une colère non feinte et des subtilités dans l'écriture qui font les morceaux qui marquent au fer rouge. Impressionnant et tragiquement beau comme un incendie la nuit.
[publié le 07 mai 2022]

On | Kentällä Tavataan
Baxter Stockman, encore et toujours. Apparemment, c'est le même ex-Baxter Stockman, Markus Leminen, qui vient juste de créer Loins qui participe également à On, nouveau projet finlandais dans une veine noise-rock mais beaucoup moins classique. Minimalist repetitive rock music qu'ils disent. C'est pas faux mais c'est aussi bien plus que ça. A écouter, Kentällä Tavataan, un titre extrait du futur 6-titres Hissunkissun à sortir sur Sideeffect records. Deux autres morceaux, Kädet et Kivipurnu sont également en écoute. On en reparle plus tard en détail quand on aura mis la main sur ce disque !
[publié le 30 avril 2022]

Loins | Mainline
Un Baxter Stockman au chant et à la guitare, deux Fun à la section rythmique, vous savez où vous mettez les pieds et aucun risque pour se les prendre dans le tapis. Mainline est le premier titre proposé par ce nouveau trio finlandais qui prépare sûrement quelque chose de plus conséquent mais vous pouvez d'ores et déjà noter le nom de Loins sur vos tablettes noise-rock, c'est du tout bon.
[publié le 30 avril 2022]

Thee Alcoholics | Seven Inch
Thee Alcoholics - c'est eux qui le disent - sont anglais (n'y voyez aucun rapport), te saoulent de coups et c'est nous qui trinquons au doux bruit d'un noise-rock à l'haleine chargé en frustration, construit pour la baston et la vitesse avec une lourdeur vénéneuse, des saturations nauséabondes et une épaisse couche de crasse. Un synthé à temps complet vient foutre son bordel, les chants sont suppliants et trafiqués, ça sent le soufre, les lendemains difficiles et c'est subtilement répétitif et terriblement accrocheur. Seven Inch est un single 4-titres publié par Wrong Speed records et dont les 100 exemplaires ont rapidement été épuisés. Tout comme leurs deux albums-cassettes précédents. C'est comme ça chez Thee Alcoholics, la descente est rapide, les stocks partent vite alors ne ratez pas la prochaine tournée, ce groupe vaut le détour.
[publié le 22 avril 2022]

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The Art of Losing (+)
Portraits Of Past
s/t - LP
Ebullition records 1996
[publié le 29 avril 2022]



Avant de parler de City Of Caterpillar ou Yaphet Kotto et autres groupes affiliés à la scène post-hardcore-emo-screamo, il aurait fallu commencer par le commencement avec Portraits Of Past. En 1995, quand l’unique album du groupe de San Francisco est sorti sur Ebullition records, le terme screamo n’existait pas encore, le hardcore chaotique était juste du punk-hardcore d’un nouveau genre, tellement nouveau que cet album de The Portraits Of Past, quand il a été publié, a été boudé, incompris. Des cartons entiers d’exemplaires n’ont pas trouvé preneurs. C’est Kent McClard, un des protagonistes de Ebulltion, qui le dit sur le site du label californien. Il rajoute même que ce disque c’est tellement mal vendu que les pochettes et les inserts ont été recyclés. Et ce fût une erreur. Quelques années plus tard, l’intérêt pour The Portraits Of Past a explosé. L’ancien artwork étant devenu indisponible, Ebullition a été obligé de represser l’album avec un nouvel artwork. Ce n’est pas celui que vous voyez à l’écran, ça c’est l’original et il est désormais hors de prix (Ebullition l'a publié en CD en 2008 comprenant également leur split 7'' avec Bleed et des titres figurant sur des compilations). L’histoire d’un disque en avance sur son temps. Un groupe qui se disait influencer à ces débuts par Unwound, Drive Like Jehu ou Heroin puis par des groupes plus extrêmes (ce qu’on qualifie à l’époque de Power Violence) et des groupes plus mélodiques issus de la scène indé. Le mélange donne un album (également appelé 01010101, ne me demandez pas pourquoi) résumant idéalement ces différents angles d’attaque. Avec un brin de folie, de passion et d’innocence qui ne doivent qu’à eux tout comme le mixage et la façon de sonner. Sept titres d’un disque fondateur. Deux guitares qui vous trimballent, se fracassent, cisaillent, arrivant à tirer quelques accords mélodiques du plus bel effet (Snicker Snicker), organisant le bordel tout en étant épiques et sauvages. Des morceaux souvent longs, trépidants, imprévisibles s’inscrivant aussi dans un courant noise avec plein de bruits sales, une basse qui sait cogner, un enregistrement en forme de furie qui tape dans tous les coins, libre d’aller où il veut et c’est souvent dans les dents. C’est aussi beau et émouvant plus d’une fois, c’est une musique totale qui ne calculait pas, c’est The Portraits Of Past, l’image d’un passé révolu qui a inspiré le futur de nombreux groupes et qui garde toujours sa pertinence dans le présent. En 2009, Rob Pettersen (chant), Jonah G. Buffa et Rex Shelverton (guitares), Jeremy Bringetto (basse) et Matthew Badja (batterie) qui avaient évolué après The Portraits Of Past dans de nombreux groupes (Funeral Diner, Nexus 6, The Audience/Vue, Torches To Rome) se sont reformés le temps d’une poignée de concerts et d’un nouveau disque (Cypress Dust Witch) avec quatre inédits de très belle facture. Pour mieux disparaître pour toujours cette fois-ci.

:: download Portraits Of Past LP

info : 33 rpm, 2 inserts with band photo, lyrics + Ebullition insert. This record was recorded by Vic at Stanford, California in November 1995. The cover photo was taken sometime in July, 1995 in Ottawa by Shawn Scallen, the insert photo by Zoe Crosher, November, 1996, somewhere in Santa Cruz.

 
City Of Caterpillar
s/t - LP
Level Plane records 2002 / Repeater records 2016
[publié le 12 avril 2022]



Il avait été brièvement question de City Of Caterpillar en 2017 quand le groupe de Richmond s’était réactivé pour enregistrer le deux titres Driving Spain Up A Wall. C’était Repeater records qui régalait, ce même label qui un an plus tôt avait réédité l’unique album de City Of Caterpillar publié à l’origine par Level Plane en 2002 et introuvable désormais sauf à des prix ridiculement prohibitifs. Même cette réédition a quasiment disparu de la circulation. L’artwork est différent, l’enregistrement a été remastérisé et la musique est toujours pertinente alors que cet album fête ses 20 ans. Un groupe actif entre 2000 et 2003 avec une poignée de singles à son compteur puis cet album en forme d’apothéose. Un mélange d’emo (le bon, rude, qui vient du punk avec les nerfs à vif et sans simagrées), le hardcore et son dérivé screamo que City Of Caterpillar a relevé d’une touche plus atmosphérique que certains téméraires n’hésitent pas à qualifier de post-rock. Mais les fans de Godspeed ou Mogwai peuvent passer leur chemin. City Of Caterpillar, c’était majoritairement et sacrément punk/post-hardcore, agité, chaotique, tourmenté, mélodique, capable de fulgurances sauvages (Fucking Hero), de méchantes commotions, des incartades noise et virulentes avec plein de changements de directions pour vous déstabiliser. Certes, certains passages sont plus mélancoliques et vont crescendo (comme sur When Was The Last Time We Painted Over The Blood On The Walls) mais ce n’est pas l’impression qui prédomine. C’est au contraire celle d’un disque furieux, passionné, plein de reliefs dans la lignée d’un Yaphet Kotto avec plusieurs compos qui sont effectivement longues et titillent les dix minutes mais avec une dynamique aussi complexe qu’efficace qui faisait exploser les certitudes et les styles pour mieux vous embrocher vivant dans un grand tourbillon étourdissant. Les membres de City Of Caterpillar n’en sont pas restés là. Ils avaient déjà participé à d’autres groupes auparavant, ont prolongé l’expérience avec bonheur dans d’autres projets alors si vous croisez les noms de Pg.99, Kilara, Malady, Verse En Coma, Haram, Majority Rule ou plus récemment Slow Burning Rage, un bout de City Of Caterpillar traîne dedans. A noter qu’une compilation sous le nom on ne peut plus clair de Complete Discography (un double CD sur le label japonais Long Legs Long Arms records) a été publié en 2018 ainsi qu’un album Demo + Live Recording par Level Plane toujours en 2002.

:: download City Of Caterpillar LP

info : 33 rpm, clear vinyl, 1 poster with lyrics. City Of Caterpillar : Brandon Evans, Jeff Kane, Kevin Longendyke, Ryan Parrish. Recorded & Mastered by Mark Smoot in Maryland; Winter of 2002. Remeastered by Jack Shirley; Atomic Garden Studio. Artwork by Brandon Evans. Design & Layout by Brandon Evans & Yeliz Secerli; (NoMoonOn). This is a re-issue of the original album, pressed and released back in 2002 on Level Plane records. This record was originally dedicated to those who have lost the closest of loved ones, an experience we all must learn how we will deal with, a part of living; Mark Smoot, you are a shimmering savior, a pure heart, thanks.

 
Raisins And Vomit
Compilation Series Volume One - 7''
Ratfish records 1993
[publié le 03 avril 2022]



Pour finir en beauté avec Big’n cette semaine après la réédition luxueuse de leur second album Discipline Through Sound et pour finir avec tout ce que Big’n a publié (jusqu’ici) dans sa carrière qui n’en finit pas de finir, un dernier disque. Et pas n’importe lequel même si c’est le plus inconnu. Raisins and Vomit, ça sent l’indigestion de pépins sur Ratfish records, le label qui avait sorti le single Hoss en 1992. C’est surtout le nom d’une compilation, le volume un qui sera aussi le dernier avec quatre groupes débutants dont nos fameux Big’n. Et l’intérêt de ce disque (et c’est le seul) réside dans le fait que le morceau de Big’n ne figure sur aucun autres disques de Big’n. Même pas sur la compilation Dying Breed qui était censée réunir tous les singles et autres raretés du groupe de Joliet. Le titre de ce précieux inédit est Links Or Patties. Mais sur le rond central du vinyle, il est marqué qu’il s’appelle Radiator. Dans tous les cas, c’est un Big’n débutant avec un son bien sale dans la veine des premiers singles. Il vomit sa colère comme un Tight One ou King Hot Pants, ressemble à Razorback ou Age Old Trick. Bref, c’est largement suffisant à notre modeste bonheur à la petite semaine. Et pour les trois autres groupes présents sur la compilation (Corn, Razorwire et Legendary Lunch) qui n’ont apparemment jamais rien enregistré d’autres, vous pouvez oublié bien que le titre de Corn s’écoute encore à peu près correctement. Merci, vous pouvez reprendre une vie normale.

:: download v/a Raisins and Vomit 7''

info : 33 rpm, 2 inserts. * Do-It-Yourself Garage Chaos With No Home* Legendary Lunch 'produced' by control freaks. This song was a 4 track hack, sorry it wasn't better. Razorwire : Lunchmeat-drums & lead guitar, Noodles-guitar, Evil-bass, Chaos-vocals. Produced by: Woody Geissmann. Recorded at: Soundworks, Watertown, MA. No infos inserts for Big'n and Corn.

 
The Stabs
Dead Wood - CD
Spooky records 2009
Split Lips - 7''
Stained Circles records 2009
[publié le 24 mars 2022]



Après Dirt, Dead Wood. Second et dernier album de la vie de The Stabs, trio qui aurait mérité meilleure étoile dans le ciel du rock australien dont il était un fier, beau et intense représentant. Hélas, il est resté trop confidentiel. Avec le temps, le son de The Stabs s’était éclairci mais le feu sacré bouillonnait toujours en eux. La guitare n’essayait plus de concurrencer la foudre à chaque accord mais elle provoquait toujours de prodigieuses étincelles qui amadouaient la couenne, six cordes qui racontaient de magnifiques histoires chargées en blues (d’ailleurs deux titres comportent le mot blues, Yellow Blues et Blues In F#), swamp-rock jusqu’au bout des os que The Stabs n’hésitait jamais à briser quand il le fallait (The Hated One, No Hoper), les scories noise et l’abrasion innée de ce groupe n’étant jamais loin. Un album plus diversifié, des humeurs changeantes, un peu de piano sur deux titres, des compos au scalpel, vibrantes, noires et intenses. Dead Wood, un grand et splendide brasier qui illumine toujours autant.

:: download Dead Wood CD

info : Brendan Noonan guitar, Matt Gleeson drums, Mark Nelson bass. Brendan - Lead Vocals on 1, 2, 3, 4, 6, 8, 10. Mark - Lea Vocals on 5, 9. Piano on 6, 9. Guitar on 9. Matt - Lead Vocals on 7. Produced by The Stabs & Loki Lockwood. Recorded, Mixed and Mastered at Atlantis Sound & Spooky Manor by Loki Lockwood.





Quelques mois auparavant, Brendan Noonan (guitare), Mark Nelson (basse) et Matt Gleeson (batterie), tout le monde donnant de la voix bien que le guitariste soit majoritairement affilié à ce poste, avaient publié un single, le troisième, avec Split Lips, morceau figurant à l’identique sur Dead Wood. Vous aurez cette fois-ci le privilège de l’entendre avec les craquements du vinyle. Face B, un inédit, House Of The Peter Gunn. L’enregistrement diffère de Split Lips. C’est avec le même gars et au même endroit que pour le premier album Dirt. Un morceau qui remonte donc sûrement à leurs débuts mais qu’importe, avec The Stabs, la qualité était toujours au rendez-vous et de B, cette face n’a que le nom. Après The Stabs, les trois protagonistes ont participé à pas mal de groupes (mais rien de prépondérant). Par contre, ils ont la particularité d’avoir rejoué tous les trois ensemble dans un autre groupe, The Assassination Collective avec également deux membres de Bodies (Joel Morrison et Liz Turner).

:: download Split Lips 7''

info : 45 rpm. Recorded at Atlantis by Loki Lockwood. House Of The Peter Gunn recorded at Birdland by Rob Long. Mastered by Loki Lockwood.

 
The Stabs
Wading - 7''
Weather records 2003

Dirt - CD
Art School Dropout records 2006
[publié le 21 mars 2022]



The Stabs. Ce groupe australien portait bien son nom. Un véritable coup de poignard en plein cœur qu’il faisait abondamment saigner, liquide noire, grumeleux et bouillant. Encore plus sur ce premier single qui semblait fait maison, ou plus précisément dans le local de répétition avec l’enregistrement live qui va avec. Comme si la bande devait supporter trop de poids, que ça la bouffait de l’intérieur, faire rentrer un maximum de bruits dans un minimum d’espace. Compression, saturation, feedback, tout dans le rouge, le couteau entre les dents. Dès sa genèse, le noise-rock du trio de Melbourne ne faisait pas dans le compromis. Le swamp-rock local à la rencontre d’Unsane, mélange aussi poignant qu’explosif. Wading et That’s It, deux inédits volcaniques qui ne figureront pas sur les deux albums à venir et posent les bases (dans sa version jusqu’au boutiste) d’un noise-rock diaboliquement abrasif et déchirant.

:: download Wading 7''

info : 45 rpm.





Avec le premier album Dirt et contrairement à ce que le titre suggère, le ménage a été fait. Il n’en reste pas moins que ces huit morceaux ne respirent pas la propreté. La poussière noise s’infiltre dans chaque interstice. Les larsens sont omniprésents. Les sifflements guettent vos tympans pour mieux les ravager à quasiment chaque fin de morceau quand c’est pas en plein milieu des six minutes de Patriot Song (on en a fusillé pour moi que ça), le rouge est leur couleur préférée, tendance incendie qui se propage à chaque riff asséné. Mais c’est fait dans les règles de l’art avec un enregistrement supportant sans problème la charge proposée. Le brasier n’en ait que plus beau et rougeoyant dans la noirceur ambiante à couper au couteau. La saleté n’est pas partie, elle est comme une seconde peau, une carapace pour supporter la crasse des autres morpions qui vous entourent, caméléons parmi les cafards transcendant une féroce meurtrissure dans des compos sublimes de rudesse et d’éclats tragiques, primitives et désespérément urgentes. A l’époque en 2006, Dirt n’avait connu que l’odeur du CD. En 2013, Homeless records avait dégainé le vinyle. À noter qu'en 2005, The Stabs avait publié un second single sur Cass records. Mais les deux titres, Six Foot Rodent et The Woods/The Rain figurent également au générique de Dirt.

:: download Dirt CD

info : Recorded by Rob Long at Birdland. Mastered by David Briggs at The Production Workshop.

 
Teen Archer
s/t - 10''
Exo records 2009
[publié le 13 mars 2022]



C’était un bout de vinyle rouge qui débarquait de Melbourne de la part de mecs qui n’avaient jamais fait parler d’eux. Ni avant, ni après. Ce 10’’ est leur unique sortie. A l’époque, la chronique se demandait si Teen Archer allait tenir les promesses de ce premier enregistrement fort alléchant. La réponse, on l’a. C’est le néant. Et c’est bien dommage. On ne sera jamais ce que ce groupe australien aurait pu devenir alors que ces six titres plongeaient dans un bain rock et noise sulfureux, plein de remous, intrépide. Vous n’en ressortiez pas plus propre mais ça faisait un bien dingue. Et quand le saxo pétaradait, ça donnait des bulles encore plus déjantées et délicieusement acides alors que le chanteur beuglait et surfait sur une crête incertaine mais c’était le cadet de ses soucis. Teen Archer est parti avec l’eau du bain mais reste cette musique qui a bien fait de se faire graver sur ce bout de vinyle rouge, garder une trace sur un support dur qui traversera les âges plutôt que disparaître à tout jamais dans les limbes du numérique invisible qui s’éteint en silence et dans l’indifférence.

:: download Teen Archer 10''

info : 45 rpm, 1 insert. Teen Archer is: Dylan Black - guitar/vocals. Angus Lord - bass/guitar/vocals. Alex Macfarlane - drums/vocals. Callum Whitaker - saxaphone. Finn Keane - engineer/all round nice guy. Recorded late 2008/early 2009 over two days. Engineered by Finn Keane. Mastered by Jack The Bear !

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