Dernières chroniques | Recent reviews
publié le 18 septembre 2017
Tunic
Boss – 7''
Manitoba Film & Music 2017
Disappointment – 7''
Public Tone 2016
Disappointment + 3 – Tape
Good Person records 2016

Tunic était venu au monde sur un split single avec Conduct en 2015. Un seul titre et il était prometteur de lendemains frondeurs. Le trio canadien (Winnipeg) a enchaîné en 2016 avec le single Disappointment qui se dédouble en version 45 tours avec quatre titres et en version cassette avec trois titres supplémentaires. Tunic confirme. Il va falloir compter sur eux. Ça sera du sauvage, du noisy-punk avec l'accent sur noisy. Et sur punk aussi. Ce n'est pas tout à fond pour autant, Tunic sait faire dans le discernement mais il ne faut pas trop cligner des yeux sous peine de pas voir passer l'éclaircie. Disappointment attaque bille en tête. A peine deux minutes, une constante chez Tunic, pour
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publié le 14 septembre 2017
Fatalists
Wayward Navigation – CD
Self-released 2017

Avec un groupe qui s'appelle Fatalists, il faut fatalement se rendre à l'évidence que le trio écossais ne bougera pas d'un iota de sa
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publié le 12 septembre 2017
Wailin Storms
Sick City – CD
Antena Krzyku 2017

Dire que le nouvel album de Wailin Storms était attendu est un doux euphémisme. One Foot In The Flesh Grave avait copieusement garni
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publié le 08 septembre 2017
Xetas
The Tower – LP
12XU records 2017

Une tour frappée par les éclairs d'où s'enfuient les rats et qui ressemble à s'y méprendre à la tour d'un milliardaire blond qui aime faire des concours
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publié le 06 septembre 2017
Gerda/Lleroy
Volumorama
Esplosion Di Underground Italiano #4
- 7''
Blood Sound Fucktory 2017


Volumorama, une compilation de split singles de groupes transalpins pour montrer, comme
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LLNN/Wovoka
Marks/Traces - Split LP
Pelagic 2017

Entre les Danois (Copenhague) de LLNN et les Américains (Los Angeles) de Wovoka, il existe un océan et un grand, quelques degrés de
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publié le 04 septembre 2017
Meatwound
Largo – LP
Magic Bullet 2017

Meatwound, c'est comme en politique, tu crois que c'est pas possible de faire pire et pourtant ça l'est. Plus enragé, plus barbare, plus lourd, plus
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publié le 01 septembre 2017
Sievehead
Worthless Soul - LP
Static Shock 2017

Tête de passoire ? Si c'est bien ça la traduction de Sievehead, le trio de Sheffield n'a pas érigé l'amour-propre comme trait principal de ses qualités.
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publié le 30 août 2017
Golden Oriole
s/t 12''
Drid Machine/Inversions records 2017

The Golden Oriole était le titre d'un des deux morceaux de The Collapse Of Ancient Funk, le disque posthume publié par Staer en 2016.
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publié le 28 août 2017
Chevignon
Déchirance – LP
Amour Et Tétanos/Gabu Asso/Kerwax... 2017

Tout le monde à poil. Toi. Moi. Eux. Nous. Mais pas pour faire un concours de la plus grosse bite ou des tchoutches les plus finement
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publié le 24 août 2017
City Of Caterpillar
Driving Spain Up A Wall – 12''
Adagio830/Repeater records 2017

Retour sur le devant de la scène de City Of Caterpillar. Le groupe de Richmond (Virginia) n'avait plus donné signe de vie depuis 2002 et leur
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publié le 23 août 2017
publié le 27 juillet 2017
Bummer/Pinko
Split LP
High Dive 2017

Il est facile de comprendre pourquoi ces deux groupes sont devenus potes et partagent un disque. Bummer et Pinko ont une vision
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publié le 26 juillet 2017
UK Gold
s/t 7''
Self-released 2017

Ne vous fier pas au nom du groupe. UK Gold ne vient pas d’Angleterre mais d'or, il pourrait le devenir. UK Gold est originaire d'Olympia, de
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publié le 24 juillet 2017
Théorème
L'Appel Du Midi À Midi Pile – LP
Bruit Direct Disques 2016

Il y a quelque chose de vraiment rigolo d’écrit au verso de la pochette de L'Appel du Midi à Midi Pile : « ce disque n’est aucune France ». Moi ça
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publié le 12 juillet 2017
New Tongues
Dark/Light – 12''
Expert Work 2017
New Tongues/Mad Anthony
Split 7''
Expert Work 2017

We speak in new tongues because old mouths never come clean. Cette phrase qui se trouve à l'intérieur du journal de huit pages de Dark/Light ne signifie pas que New Tongues fait souffler un vent d'originalité totalement ébouriffant. Cependant, leur approche du noise-rock est tellement bien foutue qu'une grosse bourrasque de fraîcheur s'abat
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publié le 11 juillet 2017
Twenty-One Crows
Attrition – 8''
Endless records 2017

Twenty-One Crows se fait beaucoup trop rare. C'est toujours un plaisir de les retrouver mais trois disques en dix ans, ça ne frôle pas l'overdose >>
publié le 07 juillet 2017
publié le 06 juillet 2017
Hey Colossus
The Guillotine – LP
Rocket Recordings 2017

Le grand retour de Hey Colossus. The Guillotine est le onzième ou douzième album du groupe mais il s’agit surtout du troisième depuis que les
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publié le 05 juillet 2017
Hepa-Titus/Teenage Larvae
Omega Pig – 3xLPs
Rock Is Hell 2017

Omega Pig commence par un rire. Un bon gros rire à gorge déployée. Les rires d'un certain Miles Dougal. Qui n'arrête pas de rire. Qui n'en peut plus
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publié le 04 juillet 2017
Batpiss
Rest In Piss – LP
Poison City 2017
Biomass – LP
Poison City 2015

Ce groupe n'est pas qu'une histoire d'urine malgré les apparences trompeuses. Batpiss et leur nouveau troisième album Rest In Piss est une douche dorée d'un gros jus rock particulièrement bouillonnant et jouissif. L'histoire d'un trio Australien (Melbourne) dont on prend le train en marche alors qu'il a débuté en 2013 avec Nuclear Winter sorti sur Every
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publié le 03 juillet 2017
E
Foundations/Trials – Cassette
100% Breakfast 2016

Cette cassette aurait très bien pu passer inaperçue sauf qu'il s'agit du groupe E et de Thalia Zedek. Et ça, ça ne peut décemment pas se rater. Auteur d'un fantastique premier album, le trio de Boston a sorti à l'automne dernier leurs travaux de jeunesse. Foundations pour acte fondateur. A l'époque,
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publié le 30 juin 2017
T-Tops
Face Of Depression 7''
Self-released 2017

Je viens de comprendre ce que signifie T-Tops. Cela désigne des bagnoles avec un toit en forme de T. Comme sur la pochette. Merci l'image.
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publié le 28 juin 2017
Sida
s/t – LP
Et Mon Cul C’est Du Tofu ?/Le Turc Mécanique/ Population 2017

C’est pas difficile : la première fois que j’ai vu Sida en concert, je n’ai pas pu faire autrement que de détester ce groupe. Avec au moins autant
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Dernière mise à jour du site | last update :: 18/09/2017
<23|08|2017>
On ne se lasse pas de se laisser surprendre. On a beau savoir que n'i m p o r t e quel groupe ayant existé est susceptible de se reformer un jour, il arrive encore d'être étonné. C'est donc au tour de Pachinko de retâter du terrain. Obscur mais indispensable groupe noise-rock de Madison dans le Wisconsin entre 1992 et 1996 qui aura droit un jour à son Oldies. En attendant, le trio a sorti State Your Grievances, un nouvel album que Alternative Tentacles réalise bien qu'aucune sortie vinyle semble (pour l'instant) prévue. Et les revenants sont en très grande forme, profitez !





The Art of Losing (+)

Distorted Pony
Punishment Room - LP
Piece Of Mind records 1992
Instant Winner - CD
Trance Syndicate records 1994
[publié le 10 septembre 2017]



Passons aux plats de résistance après les deux très bons amuse-bouches Concrete Bruises et Work Makes Freedom. Distorted Pony n'a publié que deux albums et ce sont deux coups de maître. Le premier est sorti en 1992 et se nomme Punishment Room. Distorted Pony nous soumet à la question et c'est une douce torture. Surtout si vous aimez racler vos ongles sur un tableau, les mecs qui tapent sur des poubelles et Big Black. London May a intégré le groupe comme second batteur et plus précisément aux percussions en tapant comme un forcené sur des tôles tordues. Steve Albini s'est mis en tête de mettre ce bruit divin en boite. Et tout le groupe a explosé le compteur qualité. Punishment Room est un album piquant et acide. Les compos ne s'éternisent pas. L'influence Big Black se précise mais Distorted Pony sait s'exprimer avec ses propres armes, notamment avec cette doublette rythmique batterie-percussions qui donne un relief personnel à leur bordel. L'autre doublette magique, c'est la paire Uskovich et Hammer aux guitares. Chaque titre possède son riff, sa ligne de guitare qui font toute la différence avec l'appui grondant et distordu de la basse, les cordes crissantes et éclairées transformant chaque morceau en une bombe en devenir. Impossible d'en dégager un du lot, ils ont tous un impact similaire. Le chant est aussi une histoire de duo. La voix rauque et enragée de Dora Jahr (alias Tricia de son vrai prénom) en osmose avec le chant tout aussi intense de Uskovich. Alors Dora Jahr crie sur Splinter I Want to fuck, on fait comme David Uskovich, on hurle en choeur Just like you. La plus agréable des punitions.
Sur la version CD, vous trouvez les cinq titres de Work Makes Freedom.


:: download punishment room LP

info : 33 rpm, black vinyl. Recorded at Surrogate Spike LA, mixed in th Guest Romm, Chicago. Producer Albini.






Quand Instant Winner sort en avril 1994, Distorted Pony a splitté depuis août 1993. Un album posthume donc et qui lui a très vraisemblablement coûté une plus grande reconnaissance. Un album mort-né dont l'impact aurait pu, aurait dû être beaucoup plus grand. C'est l'album parfait du quintet de Los Angeles. Albini (son nom n’apparaît pas sur la pochette - un de ses lubies – mais le cantankerous midwesterner crédité sur la pochette, c'est lui) leur taille un son sur mesure. Les compositions se sont passablement rallongées, l'album tape dans les cinquante minutes avec en point d'orgue les dix minutes finales de A Fine View From The Temple, chef d’œuvre de désolation mélancolique et de puissance contrôlée. Avant ça, Distorted Pony a fait la totale. Que du morceau qui prend aux tripes, aucun temps mort, aucun répit. Jamais Distorted Pony n'a été aussi dense, tumultueux, menaçant, rampant, épique, plantant des germes mélodiques un peu partout comme autant de venin pour transporter l'ensemble de l'album vers des hauteurs vertigineuses.
On retrouve les deux titres, Dept. Of Existence et Go Cart, sortis également sur un single qui avait pris les devants en 1993 sur le label allemand Gasoline Boost, deux perles au milieu d'une profusion d'offrandes synonyme de noise-rock idéal. On ne dira jamais assez combien ce groupe est indispensable à votre bien-être quotidien et qu'il est encore trop injustement méconnu. Distorted Pony, un très grand groupe.

Après ça, chaque membre s'est plus ou moins éclipsé dans le paysage. Dora Jahr a joué au sein de Saraspoden avec un membre de Oiler et un seul single (Torn) à la clef sur Big Jesus Entreprises en 96. Theodore Jackson a joué avec un mec de Slug au sein de Go-Kart (un single, Lighthouse/Summertime sur Magnatone Products en 1994). London May est reparti jouer dans des groupes de metal/hardcore comme Samhain. Le plus prolifique est Uskovich. Sweet Pea, Switchhitter et Red X Red M, trois projets qui ne comptent pas pour du beurre.
Et comme tant d'autres, en 2010, Distorted Pony a franchi le pas de la reformation. Seul Robert Hammer a décliné l'invitation, remplacé par un certain Eddie Rivas. Une tournée européenne est dans l'air depuis longtemps mais je crois que ça ne s'est finalement jamais fait. En attendant, vous pouvez aller mater une performance de reformation pendant une émission de radio ici et . Et comparer avec un vrai concert de l'époque
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:: download instant winner CD

info : applied to magnetic medium in Chicago. Comedy and commonsense provided by a cantankerous midwesterner. Layout by David McCreath.

 
Distorted Pony
Concrete Bruises - 7''
Piece Of Mind records 1990
Work Makes Freedom - 12''
Bomp! records 1991
[publié le 02 septembre 2017]



C'est la rentrée, il est important de réviser ses classiques. Et en plus, l'Oldies consacrée à Distorted Pony en 2004 avait été bâclée. Nous étions jeunes et impatients alors il était nécessaire de revenir faire un tour sur le Distorted Pony. Surtout qu'après tout ce temps, l'écoute du groupe de Los Angeles est toujours un énorme plaisir. Le premier single Concrete Bruises n'est pas la plus belle réussite de leur discographie mais le poney tordu fièrement imprimé dans la paume de la main qui vous défie pose les bases. C'est noise, dense, sombre, mélodique. Trois titres dont le principal, Concrete Bruises, bout de lave qui vous enveloppe peu à peu, adrénaline sous contrôle, chant parlé, petite mélodie piquante, le bruissement est déjà une solide chape de plomb sans les crochets. Sur Stilleben, on jurerait entendre une boite à rythme, ce qui ne serait pas étonnant vu qu'à leurs débuts, quand ils jouaient à deux, Dora Jahr (basse) et David Uskovich (guitare, chant) utilisaient ce genre de machine. Theodore Jackson viendra mettre des pulsations humaines par la suite et Robert Hammer un peu plus de bordel avec une seconde guitare. Sur la face B, Angel On A Haug rajoute une couche de puissance avec un rythme plus lourd, des guitares plus épaisses sur un fond toujours mélodique. Distorted Pony a encore un pied dans les années 80, l'autre dans les années 90 avec ce noise-rock qu'on va se prendre de plein fouet. Distorted Pony en sera un beau représentant et une future référence.

:: download concrete bruises 7''

info : 45 rpm, clear vinyl. Recorded at Motiv Communications by Biff Sanders. Photo by Margot Reyes.






L'allusion au Arbeit macht frei ne vous aura pas échappé. Encore plus quand le dessin de la pochette ressemble fortement aux grilles d'entrée des camps de concentration nazis sur lequel ce funeste slogan était marqué. Work Makes Freedom peut donc passer comme un titre provocateur de la part d'un groupe qui n'a pourtant jamais fait parler de lui dans ce domaine. C'est surtout le signe d'une musique devenue plus agressive. Cinq titres pour moins d'un quart d'heure, tous gravés sur la même face et le mors entre les dents. Batterie, percussion et boite à rythme se mélangent. Les deux guitares deviennent plus perçantes. La comparaison avec Big Black commence à se pointer, notamment sur un titre comme Sinner's Prayer. Les compositions sont plus acérées, virulentes (Fee Schedule, Forensic Interest, Pillar Of Salt). Seul Blare opte pour un tempo plus mesuré et une violence sous-jacente pour un morceau splendide au demeurant. La voix se drape de saturations malsaines. Mais toujours ce souci de proposer des riffs pointus qui font mouche et donnent de l'ampleur et du nerf à un disque qui n'avait rien à faire sur un disque de rock-garage comme Bomp! records. C'était du noise-rock au vitriol. Distorted Pony venait de se lancer au grand galop.

:: download work makes freedom 12''

info : 33 rpm, black vinyl, single sided.

 
Shorty
Thumb Days - LP
Gasoline Boost records 1993
Fresh Breath - 10''
Skin Graft records 1994
[publié le 10 juillet 2017]







Pour être en total raccord avec la Oldies consacrée à Shorty et veiller à un alignement parfait des astres, place maintenant au téléchargement de cet incontournable de toutes discothèques qui se respectent, le dénommé et pyramidale Thumb Days. C'est le seul album du groupe de Chicago mais il n'a pas fini de hanter nos nuits grouillantes de bestioles. Et comme le souci de l'exhaustivité être notre obsession, Fresh Breath est également offert à votre sagacité, ainsi Shorty n'aura presque plus de secret pour vous. Et plus du tout si vous lisez le reste de l'histoire sur la page suivante.

:: download thumb days LP
:: download fresh breath 10''

info LP : 33 rpm, printed inner sleeve with lyrics. Recorded & robbed at CRC sometime mid-November. Mixed over on Francisco Ave. (later that week). Al, Luke, Todd & Mark played many of the instruments on this. Cover photo : Nicole Faunt. Crumb-Elbow-Stew- Bum Graphics. Kooker & the Boy courtesy of Shippy Artwork.
info 10'' : 45 rpm, 1 insert. Recorded in Chicago 1-25 & 1-26-94. All songs written on either a sunday or a wednesday. Cover/mint/CD artwork : Kurt Kiesel. Black & white artwork/titles by Mark Shippy, courtesy ©1994 SHIPPYDROME enterprises.







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