wipes
limitedappeal


Wipes
4 Song – 10’’
Limited Appeal records 2026

Belle friandise de Wipes qui revient avec une pochette qui fait le lien avec l’album précédent Don’t Tell My Parents et un 10’’ lathe cut stereo, c’est à dire gravé en temps réel et à la demande sur du polycarbonate (semblable au plexiglas). Ce disque a été fabriqué autant de fois qu’il avait été précommandé. Pas un de plus. Fallait être au taquet. J’étais chaud patate. Le N°42 glisse donc fièrement sous le saphir, craquements compris, et Song 4 délivre comme son nom l’indique, quatre nouveaux morceaux gravés des deux cotés. Et Wipes affiche toujours le même personnel à la barre. Autour de l’indétrônable Ray Gurz (basse, chant), Daryl Fogel (guitare) et Garrett Groller s’accrochent à leurs postes.
Ça commence très fort avec Facemask. Enfin, j’imagine que c’est Facemask parce qu’aucune info sur la pochette ou le vinyle indique l’ordre des morceaux. Mais comme c’est le premier écrit tout en haut de l’affiche et que ce titre est le plus tubuesque et évident, j’ai décrété que c’était Facemask. Cinq minutes basiquement prenantes. Wipes a toujours su faire simple et efficace. Facemask le démontre une nouvelle fois avec un riff entêtant qui tourne en boucle, une rythmique qui fait de même et une pression continuelle ne faisant qu’augmenter. Entre Hammerhead et Karp, Wipes s’immisce et score tranquillement.
Et comme Wipes est réputé pour construire des morceaux à partir d’un moule très similaire, Bully prend la suite sans coup férir et c’est encore plus le cas sur l’autre face avec Brainfreeze et Street Paver s’imbriquant et s’enchaînant sans problème avec la batterie qui établit parfaitement la connexion. Wipes assène un noise-rock primaire et jubilatoire avec une bonne dose de puissance et une saine colère. Régalade.

SKX (03/09/2026)