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Spares x Treasure Pains
Split – 12’’
Wiretap/Council records 2025

Les récents débuts de Spares sont déjà suivis de deux nouveaux titres. Sept mois après un premier EP six titres, le groupe de Portland composé de vétérans de la scène emo-hardcore tournant autour de No Idea et Deep Elm records partage un disque à 45 rotations par minute avec Treasure Pains, groupe de Durham (Caroline du Nord). Et plus qu’un disque, c’est une même face que les deux groupes partagent, l’autre coté étant vierge de musique. Avec les six minutes de Joke, Spares fait preuve une nouvelle fois de beaucoup de classe dans son noise-rock émotionnel avec deux guitares en ouverture qui promettent monts et merveilles. Et Spares ne déçoit pas. Un titre tout en retenue égrenant une mélodie scintillante, une tension palpable qui monte magnifiée par un chant grave et plutôt en mode parlé à la Enablers ne débouchant pas sur une explosion prévisible mais pas une mélodie qui finit par s’envoler avec l’aide du chant qui s’emballe et appuyé par des choeurs à l’unisson. New Indignities est lui bien plus franc du collier mais tout aussi prenant. Ou comment allier hardcore, emo et noise dans une subtile mélodie dont Spares a constamment le souci avec nervosité, sincérité et un bel allant général. Spares n’est vraiment pas le genre à tout révolutionner mais il a tout compris pour vous alpaguer sans esbroufe et avec une belle efficacité.
Un split avec Treasure Pains, c’est un peu une histoire de famille. Mike Large, le guitariste de Spares et Zach Large, le guitariste de Treasure Pains, sont frères. Et si musicalement, les deux groupes ne sont pas très éloignés et portent des étiquettes similaires dans le dos, Treasure Pains lorgne plus vers une approche du punk-noise à la Rid Of Me. C’est à dire que c’est mélodique et c’est dur aux angles également avec la chanteuse Jessi Knop n’hésitant pas à racler dans les graves pour appuyer sa colère. Strike et Left To Give, deux courts titres qui raffûtent tout en montrant de la finesse et des chants n’ayant pas peur de se montrer (très) mélodique avec renfort de backing vocals de deux invités (Walter Stanley, le gars qui a enregistré les morceaux et Jackie Huber) en plus du guitariste et du bassiste Kellette Wade. Un début discographique qui demande confirmation et un beau split qui se tient à l’arrivée. Même sur une seule et unique face.

SKX (06/01/2026)