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pamplemousse
atrdr
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Pamplemousse
Porcelain LP
A Tant Rêver Du Roi records 2025
Si le pamplemousse se déguste frais, il nest pas exclu dattendre
quil arrive à maturité pour en extraire le meilleur
jus. Et comme cette gazette internet est régulièrement aux
fraises en terme dactualité, le Pamplemousse sorti en septembre
2025 se consommera en mai 2026. Les trois albums précédents
ayant eu le droit de citer, il est donc (grand) temps de dérouler
le tapis rouge pour Porcelain. Cest quon laime bien
le Pamplemousse.
Depuis Think
Of It et leur passage de trio à duo, Pamplemousse a déplacé
son curseur qui avait tendance à se situer dans le champ noise-rocknroll-punk
avec des tendances parfois garage ou grunge vers des contrées plus
indie-rock tout en continuant à jouer les équilibristes
entre plusieurs styles dont il sest fait une spécialité.
Cest surtout au niveau des intentions que Pamplemousse bouge les
lignes depuis que Sarah Lenormand a quitté son poste de bassiste
pour prendre les baguettes de la batterie pendant que Nicolas Magi reste
à la guitare et chant. Un propos plus ouvertement mélodique,
voir mélancolique entre deux salves vives et nerveuses de la part
dun duo à la scène comme à la ville qui aime
les contrastes. Dailleurs ne vient-il pas de partir de lîle
de La Réunion pour sinstaller en Lorraine. Pamplemousse na
peur de rien.
Nouvelle vie et leur Pamplemousse poursuit son petit bonhomme de chemin
en insufflant de la fragilité dans ses scories noisy/noise, une
humeur plus trouble dans ses coups de butoir punk, des passages atmosphériques
et plus expérimentaux entre deux éclats tranchants à
linstar du surprenant titre de clôture, les huit minutes de
Brick Head qui répond au très rentre-dedans, urgent
et flambant More Beautiful Than Madonna qui ouvre et malmène
Porcelain dont on pouvait craindre pour la durée de vie
après une telle entrée en matière.
Entre les deux, Pamplemousse aura réussi sans problème à
varier les effets, travailler sur les textures (Peter Deimel toujours
aux manettes en direct de la campagne angevine), passer le chant par de
drôles de filtres, étoffer le jeu de batterie, tempérer
les ardeurs (Smile The Num, Snowball), faire vibrer la corde
sensible (Miami Blue), écrire des hymnes entraînants
dont les refrains et les mélodies sont terriblement emballants
(The Big Speakers et Every Story Has An End) et composer
un instrumental qui étonnement ne lest pas. Il sen
est fallu de peu mais il sappelle quand même Instrumental.
Le duo a encore monté dun cran dans la qualité de
son écriture. Pamplemousse se bonifie avec le temps. A consommer
sans modération à toutes saisons.
SKX (23/05/2026)

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