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Mclusky
I Sure Am Getting Sick Of This Bowling Alley – 12’’
Ipecac records 2026

Initialement prévu pour accompagner Mclusky lors de sa tournée nord américaine, ce disque de seulement six titres et moins d’un quart d’heure bénéficie d’une sortie à part entière. Moins d’un an après le retour d’outre-tombe des Gallois avec The World Is Still Here And So Are We, Mclusky toujours aussi friand des titres à rallonge continue de booster sa seconde jeunesse avec I Sure Am Getting Sick Of This Bowling Alley.
Deux titres inédits (I Know Computer et As A Dad) qui n’étonnera personne s’ils se retrouvent sur le prochain album déjà bien avancé dans l’enregistrement. Deux titres issus des sessions de l’album du retour (Spock Culture et Hi! We’re On Strike) qui n’avaient pas été jugés dignes d’y figurer mais ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Deux titres (Fan Learning Difficulties et That Was My Brain On Elves) dont la seule trace dans ce bas monde était numérique quand Mclusky annonçait son come-back à l’occasion d’un EP en 2023 avec Unpopular Parts Of A Pig et The Digger You Deep en tête de gondole. Les voilà figés pour l’éternité.
Une gourmandise pour les fans de Mclusky qui n’en apprendront pas plus sur leur groupe fétiche. Sauf de savoir que Damien Sayell (basse), Jack Egglestone (batterie) et Andrew Falkous (guitare, chant) sont toujours en très grand forme avec deux inédits n’annonçant pas de baisse de régime à venir, notamment grâce à un As A Dad qui, avec sa guitare slide, glisse sur le noise-punk furibard du trio dans un burlesque acide et percutant dont Mclusky est coutumier mais qui fait toujours son effet. Encore plus avec l’image à l’appui. Et de manière générale, si ce mini-album évolue dans un moule n’apportant pas d’eau fraîche au moulin du trio, jusqu’à comprendre pourquoi les deux titres qui n’avaient pas eu le droit de citer sur l’album précédent avaient été recalés ou qu’une face B, même numérique, reste une face B, I Sure Am Getting Sick Of This Bowling Alley ne fait pas un strike indiscutable mais assure le boulot et termine par une petite douceur étonnante où il est question d’elfes, de paternité comme tout au long de ce disque de la part de quarantenaires qui ont l’avenir et un beau devant eux.

SKX (16/05/2026)