exp
reptilian


Exp
s/t – LP
Reptilian records 2026

L’affiche avait de quoi être alléchante. J. Natz, fameux bassiste de Cop Shoot Cop et à l’origine de ce projet avec la guitariste AE Csaky (+ synthés). Rich Hutchins (Live Skull, Of Cabbages and Kings, etc.) à la batterie. Sauf sur deux titres où c’est Phil Puleo, ex-Cop Shoot Cop lui aussi (et Swans), qui s’y colle. Idem à la guitare avec Stu Art Gray, alias Stu Spasm (Lubricated Goat, The Art Gray Noizz Quintet) apparaissant sur cinq morceaux. Vous ajoutez Annabel Lee (Amber Asylum) au violon sur trois compos, Martin Bisi à l’enregistrement et le scénario semblait parfait. Trop parfait. Ce premier album qui déboule sans crier gare vu le pedigree des protagonistes sur Reptilian est une grosse déception. Un beau flop en bonne et due forme. Rien ne va ou plus exactement, rien ne se passe. Un rock assez conventionnel et mou pour rester poli, un goût de vieux dans la bouche. De la wah-wah en profusion, de la guitare bien trop bavarde. Des effluves psychédéliques n’enfumant pas grand-chose. Le chant de Natz qui n’est plus ce qu’il a été. Un manque de mordant général. Des compos à l’aura parfois vaguement cinématographiques mais le plus souvent insipides. Un léger mieux sur les deux titres de fin, Plague et Strange Fluctuations, avec un voile un brin plus sombre, tendu et bruyant se dressant au milieu d’un océan d’ennui. Un retour aux affaires raté de la part de Natz. Passer votre chemin.

SKX (04/11/2026)