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Daddy’s Boy
Four Hombres – LP
Drunken Sailor records 2026

Si Four Hombres est un clin d’œil à l’album Tres Hombres de ZZ Top, la comparaison s’arrêtera là. Les quatre membres de Daddy’s Boy avaient déjà délimité le terrain sur le premier album Great News! Noise-rock aussi déglingué qu’anguleux, hardcore tordu ou groupe de hardcore douteux comme ils disent, Daddy’s Boy signe un second album aussi féroce, furieux et court. Le principal changement à cause du destin et de la grande faucheuse, c’est que Steve Albini n’est plus derrière les manettes. Mais c’est un autre fameux homme de studio qui s’occupe du groupe de Chicago, Greg Norman, qui œuvre lui aussi à l’Electrical Audio. Le résultat direct qui saute aux oreilles, c’est que Daddy’s Boy a gagné en poids et en force de pénétration. La guitare de Bryan Gleason a pris du volume et la rythmique moins sèche et typique d’Albini agit comme un véritable rouleau-compresseur. Qui se déplace à la vitesse d’un antilope frappée du syndrome de la vache folle. Image saisissante s’il en est. Mais s’il y a bien quelque chose qui ne bouge pas, c’est le caractère aussi chaotique que rugueux de Daddy’s Boy, cet intrépide feu-follet sauvage et imprévisible qui arrive à rester percutant et saignant. Onze titres en un peu plus de dix-sept minutes où se succède le phrasé unique, virevoltant, brisé et cisaillant de la guitare avec la chanteuse JJ Skolnik qui garde son sang-froid et continue d’asséner ses quatre vérités sur un monde en piteux état avec juste l’intensité requise mais sans jamais crier. Daddy’s Boy, un sale gosse qu’on adore.

SKX (19/09/2026)