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bronsonarm
learningcurve
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Bronson
Arm
Casket Schwagg LP
Learning Curve records 2025
Après les bêtes affamées et dépecées,
place à un fatras dinstruments où là aussi
ça sent la désolation et le carnage mais celui daprès
concert comme on aime. Le noir et blanc est toujours de mise et la formule
duo guitare baryton+chant et batterie aussi. Casket Schwagg marche
donc dans les pas de son prédécesseur
mais le groupe de Kalamazoo (Michigan) augmente la puissance et renforce
la détermination. Toujours sans tricher et en faire des tonnes.
Ce qui sort des amplis est ce qui sort de vos enceintes. Un noise-rock
abrupt, presque austère malgré la véhémence
et le volume du jeu. Ça se reflète dans les compos qui ne
sont pas du genre à vous séduire en un clin dil.
Ni en deux dailleurs. Il se pourrait quand même que vous passiez
à coté de cet album (comme vous êtes passés
à coté du premier). Pas assez clinquant, trop passe-partout,
pas assez daccroches dignes de ce nom, au suivant.
Mais tout réside dans le détail, dans labnégation,
dans lépure dun morceau noise-rock dont un riff qui
tourne et diffuse sa chaleur, dont une rythmique enlevée ne faisant
pas semblant dappuyer ses coups suffisent à votre bonheur,
aussi modeste soit-il. Et à ce petit jeu là, Bronson Arm
a poussé la qualité un cran au-dessus, avec une force de
pénétration grandissante pour jouer dans la cour dun
400 Blows en tranchant dans le vif et le lard aussi. La frappe est plus
lourde (dès louverture Permitted To Be Omitted), le
riff plus saignant avec le grain unique et plus grave que lui confère
la délicieuse sonorité de la guitare baryton. Le chant ne
la ramène jamais, laisse la place au dialogue guitare-batterie
mais les gueulantes tombent toujours à bon escient. Casket Schwagg,
une belle brochette de compos brèves, intenses, à la fibre
rocknroll sécoutant avec plaisir.
Et encore plus avec lultime titre sortant du lot, les six minutes
et quelques de Obscenity In The Milk. A linstar de Devil
You Know ou Rabbit Starvation qui avaient clôturé
le précédent album, le duo sest ouvert à un
invité, en loccurrence Connor Boyle qui a ramené sa
guitare. Grand bien leur fasse. Car encore une fois, Bronson Arm gagne
en souffle et en intérêt, étoffe sa musique qui devient
plus magnétique et originale, trouvant dans les invités
la flamme qui les fait sembraser pour signer son morceau le plus
intéressant. Ce qui devrait logiquement lui donner des idées
pour la suite car Bronson Arm nest jamais meilleur que quand il
est plus de deux.
SKX (09/01/2026)

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