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Brainbombs
Die LP
Riot Season records 2025
Die ne sadresse pas à Brainbombs parce quils
sont increvables mais à toi cloporte rampant sur lequel le groupe
suédois déverse sa bile depuis 1992.
Die, un dixième album plein de vigueur. Un comble. Après
de précédentes livraisons
où Brainbombs donnaient limpression dalléger
la masse et vos souffrances, de laisser entrevoir un entrefilet de psychédélisme
maladif et daffronter la violence de biais, Die ressort les
couteaux et les plante entre les pectoraux. Avec une ardeur retrouvée.
La brutalité qui va avec aussi.
Cest pourtant toujours la même chose Brainbombs. Un mono riff
qui tourne et rend dingue, une batterie imperturbable qui pilonne, une
trompette blafarde qui sort par intermittence de sa tanière, le
chant détaché qui parle plus quil ne chante des insanités
sur la race humaine, Stooges rudoyé en toile de fond, la wah-wah
qui arrose de sa sale semence, un punk nihiliste et obtus. Die
a la bonne odeur dun Brainbombs fidèle à sa légende
nauséeuse. Le changement, lévolution, tout ces gros
mots, cest pour les ptits cons.
Nempêche, quand Brainbombs met cette intensité, cette
énergie et quils vous servent des riffs bien brûlants
qui suintent le goudron, on reprend sans sourciller une charge comme si
cétait la première fois.
Brainbombs à lattaque avec des rythmes plus virulents et
rapides, Midnight Slaughter qui ouvre sans round dobservation
et promet une belle boucherie et pas quà minuit, le gros
foutoir épais et jouissif sur Parents Bed qui prend feu,
la wah-wah qui désagrège un See You Cry qui est le
morceau payant le plus ouvertement son hommage à Stooges alors
que Kill Again enfonce un ultime clou dans le cercueil de vos derniers
espoirs dun monde meilleur. Brainbombs navaient pas été
aussi agités et habités depuis belles lurettes, peut-être
même jamais (je laisse les spécialistes en débattre),
compacts et homogènes aussi avec des riffs qui tranchent, grincent,
bavent en laissant une belle trace de corrosion, offensifs à linstar
de Afternoon Sun qui compte parmi leur plus belle réussite
à rang égal avec Cooking You qui matraque dur et
à la répétition aliénante alors que Long
Liz, compo la plus longue au bout de presque sept minutes, est une
lancinante descente en eaux troubles conservant continuellement une tension
palpable.
Die ou la preuve dun groupe plus que jamais au top de sa
forme. Brainbombs pour léternité.
SKX (31/12/2025)
 
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