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Bar-B-Q Killers
Part 1: The Last Shit – 7’’
Chunklet records 2025

Chunklet déterre les vieux dossiers. Et pas n’importe lequel. Le nom de Bar-B-Q Killers ne vous dira peut-être pas grand-chose, sales mécréants que vous êtes, mais pour cette gazette internet, il est synonyme d’une bonne et redoutable gavotte rock’n’roll-noise dont leur seul album, Comely, résumait parfaitement cet amour. Et qui nous rajeunit pas. 1987. Pas loin de quarante ans, oui deux fois vingt, que Comely est sorti. Et c’était le seul disque officiel du groupe d’Athens.
Jusqu’à maintenant, avant que le label d’Atlanta dont le boss voue un culte à Bar-B-Q Killers (Henry Owings, fondateur du magasine Chunklet avait déménagé à Athens rien que pour les beaux yeux de ce groupe) ne sorte du fond d’un tiroir secret ce single intitulé Part 1: The Last Shit. La toute première session d’enregistrement de Bar-B-Q Killers en 1986. Trois inédits. Plus ou moins. Chester Drawers figurait sur un single compilation rare, Some EP, sur Dominant Rock Gods records en 86, le label de David Barbe (Sugar) aux cotés de trois autres groupes (ce qui fait que Comely n’était pas tout à fait le seul disque officiel de Bar-B-Q Killers à l’époque). Une vidéo de I Wish I Married (Mark E. Smith) traînait sur les internets mais elle a disparu. Elle se retrouve maintenant coucher pour l’éternité sur ce vinyle. Et enfin, Just Call Me Hunchback In The Morning lui n’avait jamais pointé le bout de son dos, même bossu. Trois titres d’un groupe qui n’a plus de mystère si vous avez déjà parcouru cette page et qui proposait déjà le téléchargement de Chester Drawers. Mais en rajouter une couche sur Bar-B-Q Killers n’est pas et ne sera jamais un problème.
Avec Laura Carter au chant (et future Jack’O’Nuts) qui sortait la sulfateuse et malheureusement décédée en 2002, Claire Horne à la guitare (appelé ici Martha Magilla Cuddy sur le communiqué de presse rédigé par Carter au dos d’un insert où figure également une interview tirée d’un zine), David Judd à la basse et Arthur Johnson (Shark Johnzarelli) à la batterie, le quatuor d’Athens avait le verbe haut et le geste juste en plus d’une certaine approche de rock-noise tordu à la Scratch Acid dont le venin prenait lentement mais ne pouvait plus vous quitter une fois contaminé. C’est pour la vie et ces trois morceaux sont une aubaine, de vrais bonnes compos qui auraient pu figurer sur Comely. Et qui dit Part 1, dit Part 2. Et si Chunklet veut continuer la série au-delà, je n’y vois aucun espèce de problème.

SKX (01/04/2025)