meatwound
deadtank
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Meatwound
Trash Apparatus 7''
Dead Tank/Financial Ruin records 2017

Il faut toujours mettre du Meatwound dans sa vie. C'est plein de protéines, ça fortifie la circulation du sang et le poil devient plus luisant. Nouvelle livraison label rouge avec un single et deux inédits. Aiguiser vos couteaux. Ou plutôt non. Laisser la rouille s'accumuler et trancher quand même. Meatwound dans sa brutalité la plus apparente. Le groupe de Floride ne se cache même plus. Noise-rock d'une lourdeur abyssale, Meatwound fait les finitions avec la tronçonneuse. Et joue la carte de l'éclatement, de la ventilation des chairs aux quatre coins d'un Implant qui n'avait jamais fait sonner Meatwound aussi aventureux. Imaginez, un break en plein milieu qui permet de respirer, même si ça grince et que ça annonce l'orage, c'est osé pour du Meatwound et ça ne fait que mieux mettre en valeur le matraque primitif de ce morceau qui t'écrase la tronche avec la facilité d'un camion poubelle roulant sur une vulgaire punaise.
Sur l'autre face, Gristle/Vermin ne font qu'un seul ou deux, qu'importe, ils sont enchaînés/déchaînés, dalle de béton coulée dans un moule de soumission identique. L'écho se répercutant au début de Gristle sur la terrible voix de monstre des montagnes reculées du chanteur provoque des tremblements irréversibles quand l'énorme basse engendre des avalanches, ce qui n'est pas rien en Floride. Le petit passage parlé au milieu pour faire le liant entre les deux parties ne compte pas. Ça se termine au rouleau-compresseur avec une augmentation subite du volume pour ensevelir tout le monde et ne jamais retrouver les corps.
J'ai un gros faible pour ce groupe. Et si vous ne connaissez pas encore, je ne saurais que vous conseiller leurs précédentes prestations.

SKX (16/01/2018)