deadair
load


Dead Air
s/t LP
Load 2013

Providence, Load records, deux signes qui peuvent suffire à définir Dead Air et donc se méfier de ce groupe, nouvel avatar de dégénérés bruitistes qui vont tout saccager sur leur passage. Sauf que ce groupe est déjà mort, album posthume pour la gloire qu'on imagine démesurée et album bien moins barré que la moyenne habituelle chez Load. Très peu d'infos sur ce groupe à part qu'un des membres jouait dans The Traps, obscur groupe de Providence vers 2003 dont John Dwyer vient de ressortir la discographie sur son label Castle Face. Pas d'autres disques connus à leur actif, seulement ces six titres en guise de carte de visite éternelle. Pas de quoi sucer un pied de bouc et encore un pauvre disque dont tout le monde va royalement s'en taper. Dead Air œuvre pourtant dans un noise-rock canal historique. Load records cite à leur propos U-Men et Cherubs. Personnellement, je pencherais plus du coté des Cherubs, avec des pincées de Vaz et de Mount Shasta ou un truc dans ce goût là comme par exemple sur Hoof. Quelques pistes lancées en l'air faute de mieux (parce que j'aurais pu citer également Bakamono mais là on perd du monde en route). Un noise-rock aux relents diaboliques, à l'image de l'artwork et de la vidéo de Master of the Universe, deux guitares acides dans un threesome lubrique et rock'n'rollesque. Un groupe qu'on s'en prêt à partir en couille à n'importe quel moment mais qui reste divinement bien sur la corde raide, virant seulement dans un psychédélisme bizarre sur le dernier morceau, le long Phantom. Dommage que Dead Air vienne effectivement à en manquer parce que ce mini-album est vraiment excellent, les quatre titres de la face A sont juteux à mort et j'étais preneur pour en entendre plus. Beaucoup plus.

SKX (07/04/2014)